La Côte d'Ivoire va déployer 450 casques bleus supplémentaires au Mali

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(Crédits : ONU)
Le gouvernement ivoirien a annoncé son intention d'accroître sa participation au contingent des casques bleus des Nations Unies en opération de maintien de la paix au Mali. Selon le ministre ivoirien des affaires étrangères, Marcel Amon Tanoh, qui a confié avoir évoqué le sujet avec les Nations unies, 450 soldats supplémentaires seront déployés.

Le séjour de 48 heures du 10 au 11 mai 2018 du président malien Ibrahim Boubacar Keita (IBK) en Côte d'Ivoire lui a permis d'évoquer diverses questions avec son hôte, le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. Au rang de ces questions, l'insécurité dans le pays sahélien qui doit faire face à des attaques terroristes. Une préoccupation que partage le chef de l'Etat ivoirien en annonçant la décision de son gouvernement de porter le contingent militaire du pays dans la force de l'ONU au Mali à 600 soldats.

« Nous avons saisi les Nations unies pour que la Côte d'Ivoire puisse accroître sa contribution à la MINUSMA », a déclaré le numéro 1 ivoirien lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue malien.

Avec actuellement un effectif de 150 casques bleus stationné à Tombouctou au Mali, depuis un an, il faudra donc pour les autorités ivoiriennes de déployer 450 hommes supplémentaires.

Ce projet avait été déjà évoqué il y a quelques jours par le ministre ivoirien des affaires étrangères, Marcel Amon Tanoh qui avait également annoncé à l'ONU que son pays envisageait augmenter son effectif dans les casques bleus en Centrafrique de 450 soldats. Au micro de l'AFP, ce jeudi, le responsable ivoirien a confirmé l'annonce du chef d'Etat ivoirien. Il a indiqué que ces 450 soldats ivoiriens supplémentaires feraient partie des 900 hommes supplémentaires que le Conseil de sécurité des Nations Unies avait autorisé à l'automne 2017, pour renforcer la force de l'ONU en Centrafrique.

Les présidentielles de juillet 2018 également évoquées

Il faut noter que le président ivoirien et son homologue malien n'ont pas discuté que des questions de sécurité. Face à la presse, les deux dirigeants africains ont aussi évoqués les questions liées aux élections présidentielles au Mali. Ibrahim Boubacar Kéita a indiqué qu'avec son gouvernement, il veillera à ce que ces échéances électorales se déroulent comme prévu dans la paix.

« Je souhaite que les élections de juillet 2018 [se déroulent] dans les meilleures conditions. En ce qui concerne le gouvernement du Mali, nous avons mission, vocation à faire en sorte qu'elles soient les plus transparentes possibles, et nous nous sommes attelés à cela. Nous avons commencé à le faire. Notre fichier a été audité. Et il semble que les experts commis par l'OIF l'ait réputé fiable », a indiqué le président malien.

Lire aussi : Présidentielle au Mali : l'«officialisation officieuse» de la candidature d'IBK

Répondant à la question sur sa candidature à sa propre succession, le président âgé de 73 ans a estimé qu'il y a eu « un début de réponse à cette question samedi dernier. Je crois que cette affaire est entendue ». Investi il y a une semaine par une coalition de plus de 70 partis politiques comme candidat à la présidentielle, il semble qu'il n'a plus aucun doute sur le sujet.

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