Le Kenya en pourparlers avec le FMI pour un nouveau prêt

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Evaluée à 42,7 milliards d'euros en 2018, la dette publique kenyane s’est accentuée et s’est cumulée progressivement au cours de ces dernières années. Elle pourrait atteindre 60 milliards d'euros à l'horizon 2022, selon les estimations du Fonds monétaire international.
Evaluée à 42,7 milliards d'euros en 2018, la dette publique kenyane s’est accentuée et s’est cumulée progressivement au cours de ces dernières années. Elle pourrait atteindre 60 milliards d'euros à l'horizon 2022, selon les estimations du Fonds monétaire international. (Crédits : Reuters)
Le Kenya négocie un nouvel accord de crédit avec le Fonds monétaire international, après l'expiration d'un programme précédent l'année dernière, a annoncé ce mardi le représentant de l'institution à Nairobi. Malgré une croissance soutenue, le pays suscite l’inquiétude du FMI à cause de son niveau élevé d’endettement.

C'est en septembre 2018 que l'accord de crédit conclu entre le Kenya et le FMI a expiré. Pour cause, le pays n'a pas pu remplir les conditions requises par le FMI pour bénéficier d'un prêt de 989,8 millions de dollars. Des conditions qui incluent notamment l'abrogation du plafond des prêts commerciaux. «Les discussions pour un nouveau programme sont en cours», a indiqué à Reuters Jan Mikkelsen, représentant du FMI au Kenya, sans fournir davantage de détails sur le processus.

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L'annonce sur les négociations avec le FMI intervient alors que les autorités de Nairobi s'apprêtent à émettre une euro-obligation de 2,5 milliards de dollars. Les analystes financiers estiment que ce pays est-africain peut bénéficier de meilleurs taux d'intérêt s'il parvenait à garantir l'accord de crédit de réserve avec le FMI, avant de solliciter les marchés financiers.

Les bons et mauvais points de l'économie kényane

Au terme d'une mission d'examen au Kenya en août 2018, des experts du FMI avaient salué les efforts du pays dans l'assainissement de l'économie. Celles-ci se traduisaient notamment par une croissance du PIB à 5,7% au premier trimestre de 2018, contre 4,9% en 2017, mais aussi par une baisse de l'inflation, restée à 3,6% en glissement annuel.

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Mais le pays traîne également des faiblesses liées à son niveau d'endettement. En dépit d'une croissance soutenue, la part de la dette publique reste élevée. Estimée en 2018 à 42,7 milliards d'euros, la dette s'est accentuée avec un cumul progressif au cours de ces dernières années. Elle pourrait atteindre 60 milliards d'euros à l'horizon 2022, selon les estimations du Fonds monétaire international.

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