Austérité : le Tchad pare au plus pressé

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Idriss Deby Itno, Président du Tchad
Idriss Deby Itno, Président du Tchad (Crédits : © Mohamed Nureldin Abdallah / R)
En proie à une crise économique et financière sévère, le gouvernement tchadien tente de réduire drastiquement les dépenses budgétaires via la loi de finances rectificative adoptée par le gouvernement et transmise à l'Assemblée nationale. Le ministre tchadien chargé des réformes annonce d'ores et déjà avoir dégagé 400 millions de Fcfa grâce aux mesures d'austérité.

Abdoulaye Sabre Fadoul, le ministre chargé des réformes et des relations avec les institutions de la République a annoncé mardi que le cumul des économies réalisées suite aux mesures d'austérité se chiffre à 400 milliards de FCFA.  "Le projet de loi de finances rectificative adopté par le gouvernement et transmis à l'Assemblée nationale se traduit par une réduction substantielle des dépenses publiques sur l'ensemble des titres budgétaires", explique Sabre Fadoul. Toutefois, le ministre précise qu'il est trop tôt pour évaluer l'impact de toutes les mesures décidées du fait que certains effets ne sont pas quantifiables.

16 mesures d'urgence

Fin août le gouvernement tchadien a pris seize (16) mesures d'austérité d'urgence pour faire face à la crise financière et économique qui frappe le pays. Parmi ces mesures, on note la réduction des indemnités et primes des agents, et la réduction de 31% du budget général de l'Etat. Ces mesures avaient été fortement contestées par les syndicats qui ont d'ailleurs lancé un mouvement de grève. Dans ce sens, le ministre chargé des réformes appelle les citoyens au sens de responsabilité afin de sauver les finances de l'Etat et de favoriser la poursuite du développement du pays. M. Sabre indique que tant que la crise persistera, les mesures seront appliquées et d'autres seront prises.

Un déficit budgétaire toujours élevé

En effet, malgré les résultats annoncés par le Secrétaire du gouvernement tchadien, le déficit budgétaire prévu demeure toujours élevé. Selon les chiffres communiqués, il s'établit à 274 milliards. Pour remédier à la situation, Sabre Fadoul estime qu'il est nécessaire de continuer les réformes de façon courageuse et de les amplifier. Ce qui devra permettre aux finances publiques tchadiennes d'être viables et mises à l'abri des chocs conjoncturels.

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Commentaires
a écrit le 24/10/2016 à 15:46 :
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