Mines : hausse des volumes de production de l'anglo-suisse Glencore, grâce à ses activités en RDC

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La production de cuivre chez Glencore a atteint 49 770 tonnes au 4e trimestre 2018, contre 39 296 tonnes au 3e trimestre de la même année.
La production de cuivre chez Glencore a atteint 49 770 tonnes au 4e trimestre 2018, contre 39 296 tonnes au 3e trimestre de la même année. (Crédits : Reuters)
L'année 2018 a été plutôt positive pour Glencore dont la production de cobalt et de cuivre a enregistré une hausse durant cette période. Une performance soutenue par les activités de la compagnie à Katanga en République démocratique du Congo.

La compagnie minière Glencore vient d'annoncer de bonnes performances réalisées l'année dernière grâce notamment à ses activités en RD Congo. Le minier et négociant anglo-suisse est en conflit ouvert avec le gouvernement sortant de Joseph Kabila, depuis la hausse unilatérale des taxes sur les minerais stratégiques, en vigueur depuis 2018. Une hausse qui semble avoir peu d'impact sur les niveaux de production du minier Glencore dont la production de cobalt a grimpé de 54% et celle de cuivre à 11%, en 2018, en raison de la reprise des activités en République démocratique du Congo, selon un communiqué publié par la major des mines, ce vendre 1er février.

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La société cotée à la bourse de Londres a aussi maintenu ses prévisions de production pour 2019 annoncées dans une mise à jour destinée aux investisseurs. Ainsi, la production de cobalt, utilisée dans les batteries de véhicules électriques, a atteint 42 200 tonnes en 2018, tandis que celle du cuivre s'est chiffrée à 1,45 million de tonnes, selon Glencore.

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C'est en 2017 que Katanga Mining, filiale à 80%de Glencore, a intensifié ses activités en RDC, où elle entretient des rapports tendus avec les autorités congolaises. En novembre dernier, l'exportation de l'hydroxyde de cobalt par Kamoto Copper Company (KCC), la filiale d'exploitation détenue à 75% par Katanga Mining en RDC, avait été suspendue. Cette décision fait suite à la découverte de niveaux d'uranium élevés dans l'hydroxyde de cobalt produit par KCC.

«Les faibles niveaux de radioactivité détectés à ce jour dans l'uranium ne présentent aucun risque pour la santé et la sécurité. Alors que la société collabore avec son partenaire Gécamines à une solution technique à long terme consistant à construire une usine d'échange d'ions, et qu'une étude de faisabilité incluant la conception de cette usine est en cours d'achèvement, la société a travaillé sur diverses solutions provisoires alternatives, à la fois opérationnelles et réglementaires pour reprendre les exportations», assure Glencore dans son communiqué.

Katanga Mining, accusée d'irrégularités dans sa gestion comptable, a également connu des périodes de tensions avec la maison mère Glencore au cours de l'année 2018. Néanmoins, le 17 janvier dernier, à la suite d'un arrangement entre les différentes parties, la société a nommé un nouveau directeur général et un directeur financier. L'accord entre la filiale et la maison mère vise à mieux refléter la nature intégrée des activités des deux compagnies afin d'améliorer les contrôles existants, selon Glencore.

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