Le Gabon prêt à donner la nationalité aux descendants des déportés africains

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Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, vient de recevoir une délégation des participants à la semaine de la décennie des afro-descendants
Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, vient de recevoir une délégation des participants à la semaine de la décennie des afro-descendants (Crédits : La Tribune Afrique)
Ali Bongo Ondimba vient d'afficher la volonté de son pays de reconnaître un droit de retour aux descendants des déportés africains. Le président gabonais a reçu en audience une délégation des participants à la semaine de la décennie des afro-descendants, avec laquelle il échangé sur la question.

Le Gabon deviendrait ainsi le premier pays à franchir ce cap, tant souhaité par la communauté internationale. Le chef de l'Etat gabonais Ali Bongo Ondimba vient de recevoir une délégation des participants à la semaine de la décennie des afro-descendants avec laquelle, il a discuté des questions de leur accès à la nationalité. Au cours des échanges, le président gabonais a confirmé sa volonté de mettre en œuvre une de ''futures'' résolutions majeures de la déclaration de Libreville des Nations Unies qui recommande la facilitation de l'accès à la nationalité gabonaise aux afro-descendants qui en manifesteraient la demande. Le Gabon devra alors procéder à une révision de son code de nationalité afin d'introduire cette disposition spécifique aux afro-descendants.

« Aussi, dans la perspective de la révision prochaine du Code de la Nationalité Gabonaise, le Chef de l'Etat a pris l'engagement de faire introduire dans le nouveau Code une disposition spécifique permettant de faciliter l'accès à la nationalité gabonaise aux afro-descendants qui en exprimeraient le besoin », relate en substance le rapport du Conseil des ministres du 19 mai 2017 dernier.

Le document qui explique que le président gabonais a ''précédé'' la résolution de la déclaration de Libreville, a aussi déclaré que « le Gabon devient ainsi le premier pays africain à reconnaître un droit au retour en faveur des descendants des déportés africains ». Une nouvelle qui ne peut que ravir la délégation des afro-descendants.
Chef de la délégation, le Docteur Sheila S. Walker (Etats-Unis), professeur d'anthropologie culturelle, a témoigné de sa gratitude au chef de l'Etat Gabonais pour ''l'organisation de ces assises et pour la vision prospective'' dont il a fait preuve.

Le Gabon terre d'accueil des afro-descendants

La célébration de la décennie des afro-descendants rentre dans le cadre d'une décision des Nations Unies en 2014, à travers sa résolution 68/237, en faveur des descendants des déportés africains durant plusieurs siècles d'esclavage. Ainsi du 17 au 19 mai 2017, le gouvernement gabonais a co-organisé avec l'ONU d'une part et ensuite avec le Centre international des civilisations bantu (CICIBA), cet événement culturel et académique qui a rassemblé les descendants des esclaves africains et les peuples noirs d'Afrique. Pour le Gabon, il s'est agit d'accomplir un devoir sacré. Ouvrant la cérémonie d'ouverture, le premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet a expliqué que le Gabon compte « accomplir sa part du devoir de mémoire et de solidarité en faveur de toutes les victimes du déni d'humanité ». Des propos qui laissent croire à un appel lancé aux autres paysà suivre l'exemple.

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a écrit le 13/06/2017 à 9:47 :
Je soutiens cette réaction historique de Monsieur le Président de la République,son excellence Ali Bongo Ondimba, qui intervient 199 ans après l'abolition de la traite négrière en 1818 par les grandes puissances européennes à travers le traité d'Aix-la-Chapelle, prélude à la fin de cette histoire inhumaine de l'humanité.

En effet,les préjugés sur les Noirs accumulés depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen Âge ont influencé les Européens au point de préparer la domination dont sera victime l'Afrique pendant près de 4 siècles... La Bible et le comportement de certains hommes d'église, Papes, Évêques et prêtres en justifiant cette pratique sombre,chaotique, honteuse et en s'alliant avec les cours royales d'Europe qui avaient besoin de la main d'œuvre dans leurs nouvelles colonies ont fait sauter la digue morale qu'aurait pu empêcher l'extension de ce commerce négrier.

Le Gabon,pays qui fut découvert par les Portugais vers 1471-1472 n'échappa pas à cette évolution négative des rapports entre les Européens et les Africains. Ainsi, la ponction démographique due à la traite négrière a causé un irréversible sous-peuplement à ce territoire du Golfe de Guinée.

Bravo !!! Le Gabon.


Eddy-Stéphane MODIAGAMBELA,
étudiant gabonais en Histoire Médiévale.
a écrit le 22/05/2017 à 4:22 :
Je soutiens cette réaction historique de Monsieur le Président de la République,son excellence Ali Bongo Ondimba, qui intervient 199 ans après l'abolition de la traite négrière en 1818 par les grandes puissances européennes à travers le traité d'Aix-la-Chapelle, prélude à la fin de cette histoire inhumaine de l'humanité.

En effet,les préjugés sur les Noirs accumulés depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen Âge ont influencé les Européens au point de préparer la domination dont sera victime l'Afrique pendant près de 4 siècles... La Bible et le comportement de certains hommes d'église, Papes, Évêques et prêtres en justifiant cette pratique sombre,chaotique, honteuse et en s'alliant ave les cours royales d'Europe qui avaient besoin de la main d'œuvre dans leurs nouvelles colonies ont fait sauter la digue morale qu'aurait pu empêcher l'extension de ce commerce négrier.

Le Gabon,pays qui fut découvert par les Portugais vers 1471-1472 n'échappa pas à cette évolution négative des rapports entre les Européens et les Africains. Ainsi, la ponction démographique due à la traite négrière a causé un irréversible sous-peuplement à ce territoire du Golfe de Guinée.

Bravo !!! Le Gabon.


Eddy-Stéphane MODIAGAMBELA,
étudiant gabonais en Histoire Médiévale.
a écrit le 22/05/2017 à 4:19 :
Je soutiens cette réaction historique de Monsieur le Président de la République,son excellence Ali Bongo Ondimba, qui intervient 199 ans après l'abolition de la traite négrière en 1818 par les grandes puissances européennes à travers le traité d'Aix-la-Chapelle, prélude à la fin de cette histoire inhumaine de l'humanité.

En effet,les préjugés sur les Noirs accumulés depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen Âge ont influencé les Européens au loin de préparer la domination dont sera victime l'Afrique pendant près 4 siècles... La Bible et le comportement de certains hommes d'église, Papes, Évêques et prêtres en justifiant cette pratique sombre,chaotique, honteuse et en s'alliant ave les cours royales d'Europe qui avaient besoin de la main d'œuvre dans leurs nouvelles colonies ont fait sauter la digue morale qu'aurait pu empêcher l'extension de ce commerce négrier.

Le Gabon,pays qui fut découvert par les Portugais vers 1471-1472 n'échappa pas à cette évolution négative des rapports entre les Européens et les Africains. Ainsi, la ponction démographique due à la traite négrière a causé un irréversible sous-peuplement à ce territoire du Golfe de Guinée.

Bravo !!! Le Gabon.


Eddy-Stéphane MODIAGAMBELA,
étudiant gabonais en Histoire Médiévale.

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