Congo : le FMI reprend ses pourparlers avec Brazzaville ce mardi

Une mission du Fonds monétaire international conduite par Abdoul Aziz Wane devrait relancer les discussions avec les autorités congolaises ce mardi 3 avril 2018. Ces échanges ont pour objectif de faire le point en vue d'envisager la conclusion d'un programme pour la relance économique.

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Selon la précédente évaluation du FMI, le pays de Denis Sassou Nguesso souffre d'une dette « insoutenable » et de faiblesses dans la gouvernance.
Selon la précédente évaluation du FMI, le pays de Denis Sassou Nguesso souffre d'une dette « insoutenable » et de faiblesses dans la gouvernance. (Crédits : Reuters/Tony Gentile)

Le Fonds monétaire international (FMI) et le gouvernement congolais se retrouvent enfin. Alors que les deux parties étaient censées poursuivre leurs pourparlers en février dernier à Brazzaville, la délégation de l'institution de Bretton Woods n'est finalement attendue que ce mardi dans le pays. Selon l'Agence d'information d'Afrique centrale (ADIAC) qui rapporte l'information, la mission du FMI conduite par l'économiste Abdoul Aziz Wane devrait de nouveau faire le point avec les autorités congolaises dans la perspective de la conclusion d'un programme de relance économique, actuellement nécessaire pour le pays qui traverse une crise économique.

Ce sera la deuxième mission depuis celle de la fin d'année dernière. Avec le même chef de mission, l'équipe du FMI avait séjourné à Brazzaville du 5 au 20 décembre 2017. A l'issue de la mission, suite à ses constats, elle a recommandé au Congo d'opérer des « réformes fortes et immédiates en matière de gouvernance », devant inclure également « la mise en place d'un ensemble d'organes indépendants de lutte contre la corruption, la mise en place et le renforcement de mécanismes de contrôle de certaines structures publiques ». Aussi, le FMI a exhorté le gouvernement congolais à travailler à réduire sa dette. Pour l'institution de Bretton Woods, c'est là une des plus grandes priorités que le pays doit viser. Elle en a fait d'ailleurs une condition sine qua non pour le programme de soutien financier au pays.

Dette insoutenable, faiblesse dans la gouvernance

La conclusion du FMI à l'issue de la mission de décembre est sans appel. L'institution y dénonce une dette « insoutenable » et des faiblesses dans la gouvernance. A ce jour, la dette congolaise équivaut à 110% du PIB du pays. Ce qui impacte gravement les finances publiques surtout dans un contexte où le pays subit les conséquences de la chute des prix du pétrole. Pour le FMI, le Congo doit rapidement renégocier sa dette afin de limiter les dégâts. En plus de cette dette, l'institution a aussi attiré l'attention des autorités congolaises sur la corruption qui ne cesse de gangrener l'économie du pays.

Alors que le gouvernement congolais a annoncé le lancement d'une étude sur la gouvernance, le FMI qui a relevé la faiblesse de la gouvernance, l'y a encouragé. Il a estimé que « la faiblesse des organismes de lutte contre la corruption et des statistiques », limite la mise en œuvre des lois et règlements et augmente les vulnérabilités.
Ainsi, le FMI a exprimé son souhait de continuer de travailler avec l'Etat congolais sur « le rétablissement de la viabilité de la dette » et « le renforcement de la gouvernance ». « Une fois ce travail achevé, un arrangement financier visant à soutenir le programme économique du Congo sera discuté au niveau du personnel du FMI avant d'être proposé à l'examen du conseil d'administration », a souligné le communiqué final de la mission de décembre 2017.

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