Coton en Centrafrique : l'Etat annonce l'apurement de 60% de ses dettes dues aux producteurs

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(Crédits : DR)
Les autorités centrafricaines ont annoncé avoir payé une partie de ce que l'Etat doit aux cotonculteurs du pays. 60% des arriérés dus aux cotonculteurs airaient été versés.

L'Etat centrafricain assure avoir payé une partie des dettes dues aux cotonculteurs. D'après le patron de la cellule coton de la Centrafrique (CCC), organe en charge de la production cotonnière du pays, Ibrahim Midou, 60% de ce que l'Etat doit aux cotonculteurs a été déjà versé. Il s'agit d'une dette assez importante accumulée sur les 6 dernières années. Selon la CCC, de 2011 à 2017, l'Etat a accumulé de plus de 1,44 milliard de francs CFA à travers les cinq préfectures productrices de coton du pays.

Ibrahim Midou a indiqué que les arriérés des cotonculteurs de 2011 à 2017, ont été payés en partie pour les uns et l'apurement a été total pour les autres. Le gouvernement a ainsi réglé une ardoise de 870,78 millions de francs CFA aux cotonculteurs.

A en croire le bilan annoncé par la CCC, l'apurement des dettes de 2017 des cotonculteurs de l'Ouham Pendé a été total. Dans la préfecture de la Kamo, le gouvernement a pu payer la totalité des arriérés de dettes dus qui s'élevaient à 98,45 millions Fcfa. Même situation dans la Nana Gribizi où l'Etat a payé intégralement les 142,45 millions de francs CFA qu'il devait tout comme il l'a fait dans la préfecture de la Ouaka où il devait des arriérés de 14 millions de francs CFA aux producteurs de coton. Quant à ceux de la préfecture de l'Ouham où se trouvent le plus grands nombre de cotonculteurs non payés, le gouvernement n'a versé que 115,13 millions de francs CFA sur les plus de 1 071 millions qu'il devait.

La culture du coton, une culture stratégique

Cette épuration des dettes dues aux cotonculteurs, même si partielle, permettra de relancer le secteur pour l'année prochaine. Le coton est d'une importance capitale dans l'économie du pays où les revenus de sa culture permettre de nourrir plus de la moitié de la population centrafricaine.

Le pys dispose d'une usine d'égrenage et de traitement de coton fibre dans la ville de Bossangoa au centre nord, installée depuis 2011 par des investisseurs chinois.

Notons que les arriérés des cotonculteurs ont été payés sur fonds propres de l'Etat. Quant à la Banque Mondiale après un audit qu'elle a commandé, elle pourra verser le reste des dettes aux cotonculteurs. Une nouvelle attendue impatiemment dans le pays.

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