Télécoms : l’Afrique subsaharienne, « the place to be » pour les opérateurs

Le secteur du mobile sub-saharien est perçu par la GSMA, l'association mondiale des opérateurs télécoms, comme le marché le plus porteur au niveau mondial pour ce segment. La relativement faible pénétration du service dans la région et la hausse estimée de la contribution au PIB de la région font de la région un marché à haute valeur ajoutée pour les opérateurs télécoms.
Amine Ater

L'Afrique sub-saharienne représente le marché le plus porteur pour le secteur mobile selon l'association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA). Forte de 420 millions d'abonnés mobiles, soit un taux de pénétration de 43%, cette région affiche une croissant insolente en la matière, en témoigne le taux de croissance estimé pour 2020 de la région supérieure à 50% de la moyenne mondiale.

115 millions d'abonnés en plus pour 2020

Selon les estimations de la GMSA, la région devrait abriter plus d'un demi-milliard d'abonnés mobiles en 2020. Le nombre total des connexions SIM ont atteint 731 millions à fin 2016 et devraient dépasser la barre du milliard d'ici 2020. Les marchés de la RDC, de l'Ethiopie, du Nigeria et de la Tanzanie devraient connaître les plus importantes hausses avec plus de la moitié des 115 millions de nouveaux abonnés attendus d'ici 2020.

Cette hausse continue de la pénétration des services mobiles est observée avec le plus grand intérêt par les opérateurs qui comptent de plus en plus sur la banque mobile pour la progression de leur activité. La zone comptait 140 services d'argent mobiles disponibles dans 39 pays en décembre 2016. Des services dont la contribution était de 110 milliards de dollars en 2016, soit 7,7% du PIB et devraient atteindre 142 milliards de dollars, soit 8,6% du PIB en 2020.

37 milliards à investir en 5 ans

Pour les opérateurs du secteur, l'impact de la croissance du flux de données sur les revenus et les investissements des entreprises est estimé à 43 milliards de dollars en 2020 contre 40 milliards de dollars en 2016. Les entreprises devraient investir près de 31 milliards de dollars entre 2017 et 2020 dans la pérennisation du secteur.

Tout le défi pour les opérateurs est de trouver une manière de faire face à la cannibalisation croissante des revenus traditionnels de la voix et de la messagerie à mesure que les abonnés sont séduits par des plates-formes alternatives, notamment la messagerie IP qui se développe très rapidement auprès des utilisateurs de smartphone. Un phénomène qui a déjà un impact sur la croissance des revenus, avec une diminution de la contribution des services traditionnels de messageries et de voix.

Cette situation a poussé les opérateurs mobiles à investir 37 milliards de dollars dans leurs réseaux au cours des 5 dernières années, principalement dans le développement de réseaux mobiles haut-débit, se sont 88 réseaux 3G et 91 réseaux 4G ont été lancés dans la région. Après une baisse des investissements en 2016, l'année en cours devrait enregistrer 31 milliards de dollars cumulés d'ici 2020 pour permettre aux opérateurs de faire face à la demande exponentielle des services de donnés.

Amine Ater

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