Futur.e.s in Africa : démystifier le e-Health

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(Crédits : DR.)
L’escale africaine du Futur.E.S in Africa qui se tient jusqu’au 2 mars à Casablanca vise à identifier et dialoguer sur les opportunités qu’offre l’intégration numérique dans des secteurs comme l’éducation, la santé et la gestion territoriale.

La capitale économique marocaine, Casablanca, a accueilli le 1er mars le Futur.E.S in Africa, le rendez-vous dédié à l'innovation digitale liée à l'Afrique. Un évènement qui dure jusqu'au 2 mars et qui a pour ambition de décrypter les tendances et enjeux de la transformation numérique au niveau continental, notamment dans les domaines de l'éducation, la gestion territoriale et la santé.

Segment porteur

L'intégration numérique dans le secteur de la santé a cristallisé les premiers débats de l'événement avec les opportunités que peuvent offrir les mutations technologiques au secteur de la santé sur le Continent. «La taille du marché du e-ealth africain devrait atteindre 379 milliards de dollars en 2024, avec une hausse prévue de 24% entre 2016 et 2014», a précisé Egbe Osifo-Dawodu, cofondatrice d'Anadach Group.

Les possibilités offertes par le e-Health dans un continent ayant déjà fait l'expérience de la mobilité dans le secteur financier en font rêver plus d'un. «L'innovation technologique et utile pour accéder à des soins de qualité, tout en permettant de canaliser les financements et réduire les déperditions», explique Arielle Ahouansou, fondatrice de KEA Medicals Pharmaceutics & Technologiess (Bénin).

Convaincre les professionnels

L'attrait de la digitalisation du secteur de la santé ne doit pas, selon l'expert marocain Jaâfar Heikel, faire oublier la différenciation qui existe entre les taux de pénétration de l'Internet, notamment mobile, et son agrégation réelle dans des domaines comme la santé. «Seuls 28% des médecins marocains utilisent des outils informatiques pour établir les diagnostics. Internet n'est pas la panacée».

Pour l'expert marocain, le e-Health devra servir dans un premier temps de système d'alerte et de détection de maladies et d'identifier les besoins en médicaments. «82% de la santé d'un individu est conditionné par son environnement direct». L'intégration numérique dans le système de santé doit également faire face à la défiance d'une grande partie des professionnels de la santé.

Pour l'heure, le e-Health devra faire ses preuves en termes de sources d'informations pour les praticiens, de manière à optimiser les soins offerts aux populations locales. Le segment devra également réussir le défi de servir de courroie d'interconnexions entre autorités sanitaires et gestionnaires territoriaux de manière à réduire les gaps intra-pays qui caractérisent le continent africain.

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