Transport fluvial : le Cameroun lance un appel d'offres de 546 millions de Fcfa

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L'entretien et la mise à niveau des bacs restent nécessaires puisque ces infrastructures sont importantes dans la continuité du réseau routier du pays.
L'entretien et la mise à niveau des bacs restent nécessaires puisque ces infrastructures sont importantes dans la continuité du réseau routier du pays. (Crédits : Reuters)
Les autorités camerounaises viennent de lancer un appel d'offres international pour la réhabilitation des bacs de franchissement sur certains cours d'eau du pays. Derrière cette décision, la mise à niveau des infrastructures fluviales.

Le gouvernement du Cameroun veut réhabiliter les bacs fluviaux du pays, des ouvrages de franchissement importants qui permettent de relier une rive à l'autre en favorisant la mobilité des personnes et le transport des biens. Il vient en effet de lancer un appel d'offres ouvert aux entreprises internationales de 546 millions de francs CFA portant sur la réhabilitation de certains bacs dans la région Est du pays.

D'après le ministère de tutelle, ces travaux visent d'abord à relever le niveau de service des infrastructures fluviales et de rétablir les activités là où les bacs ne fonctionnaient plus. Ainsi, le gouvernement camerounais a prévu la réhabilitation des bacs de Ngoura sur le fleuve Kadey (département du Lom-et-Djérem), de Loupe sur le fleuve Boumba (département de la Boumba-et-Ngoko), et le bac de Somalomo sur le fleuve Dja (département du Haut Nyong). Le ministère des Travaux publics a également précisé que l'ouverture des offres des soumissionnaires se tiendra le 30 mai 2017 à Yaoundé, dans la capitale camerounaise.

En attendant la construction de ponts

Les autorités camerounaises restent très engagées dans le maintien en bon état des bacs, même si elles envisagent leur remplacement par des ponts. Le 23 août dernier, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, avait signé une convention d'assistance technique pour la réhabilitation et l'entretien des bacs avec le Chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC). Avec un délai d'exécution de 6 mois, l'objectif était de confier au CNIC une mission d'études pour la réhabilitation, l'entretien et la construction de certains bacs de franchissement.

Notons que le Cameroun dispose de 32 bacs, dont 22 sous contrôle de l'Etat et 10 appartenant à des entreprises privées, notamment dans le secteur agricole.

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