Idriss Déby, nouveau patron des producteurs de pétrole africains

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(Crédits : DR)
L’Association des Producteurs de Pétrole Africains (APPA) s’appelle désormais Organisation des producteurs africains (APO) dont la présidence sera assurée, à partir du mois d’avril prochain par le président Tchadien Idriss Déby Itno. L’homme fort de N’Djamena devra s’attaquer à de nombreux défis.

L'organisation intergouvernementale dont l'objectif est de renforcer la collaboration entre les différentes compagnies pétrolières des pays membres et de maintenir une stabilité des prix, ne va pas seulement changer de statut, elle aura aussi, désormais, comme instance permanente la conférence des chefs d'Etats en lieu et place d'un conseil des ministres.

A la tête de l'organisation dans sa nouvelle configuration, va régner à partir du 1er avril 2017, le président tchadien, Idriss Déby Itno. Adama Toungara, ministre du pétrole et de l'énergie de la Côte d'Ivoire, élu président lors de la 33ème session ordinaire le 15 mars 2016 à Abuja, capitale du Nigéria, va ainsi céder son fauteuil à l'homme fort de N'Djamena. Une promotion qui ne sera pas du tout au repos. La mission du prochain boss des producteurs africains de pétrole ne sera pas une mince affaire.

Les chantiers du nouveau président

C'est une mission de très haut « Déby » qui attend monsieur Itno. L'APO voit son rôle à long terme comme étant celui d'un point focal stratégique en matière de développement des hydrocarbures en Afrique. Et dans cette perspective, il faudra faire de telle sorte que l'organisation des producteurs africains puisse occuper une place importante auprès des institutions politiques et financières du continent comme l'Union africaine (UA) et la Banque Africaine de Développement (BAD), sans oublier les institutions régionales et internationales afin de traduire en résultats bénéfiques la vision des pays membres. Reste cependant d'autres batailles à mener pour le président Tchadien à savoir privilégier l'entente, la coopération et les partenariats avec des institutions aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du continent.

En termes plus claires, comme le précise un communiqué de l'APO, il s'agira de donner une nouvelle image à l'Organisation pour créer « les meilleurs leviers de richesses des pays membres en hydrocarbures lorsqu'ils se dotent d'une plateforme commune pour lancer des initiatives et développer leurs stratégies dans le domaine du pétrole et du gaz ».

Créée en 1987 à Lagos, au Nigeria, pour servir de plateforme de coopération, de collaboration, de partage des connaissances et de compétences entre les pays africains producteurs de pétrole, l'association regroupe presque toutes les régions africaines les plus nanties en ressources naturelles, 18 Etats au total. Parmi eux on peut citer l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Algérie, l'Angola, le Bénin, le Cameroun, le Congo, la RD Congo, ou encore le Tchad. Ils détiennent la quasi-totalité des réserves et de la production de pétrole et de gaz de l'Afrique. Un attribut qui positionne ces pays pour impulser le développement industriel et technologique de l'Afrique.

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Commentaires
a écrit le 19/03/2017 à 18:00 :
après les ratés de l'accord de l'OPEP pour réduire la production de brut et de gaz, et augmentation le prix du baril voici le dernier avatar : l'APO , les pays producteurs incapables de modifier les habitudes dépensières et leur dépendance aux pétrodollars pensent-ils vraiment que l'APO saura réduire la production et influer les cours du baril...
le Canada et les USA, ainsi que la Russie produisent à tout va , rien ne stoppe leur production et tant mieux , un jour les pays africains producteurs devront faire les réformes et la diversification tant espérés. La diversifications et l'arrêt de la dépendance (à la morphine) aux cours du brut constituent la seule voie de salut.

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