Ouganda-Soudan : Omar Hassan el-Béchir attendu à Kampala la semaine prochaine

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Au mois d'octobre 2017, les Etats-Unis décidaient  formellement de renoncer à certaines sanctions économiques qui pesaient sur le Soudan depuis 1997. Un tournant pour le gouvernement du président Omar el-Béchir.
Au mois d'octobre 2017, les Etats-Unis décidaient formellement de renoncer à certaines sanctions économiques qui pesaient sur le Soudan depuis 1997. Un tournant pour le gouvernement du président Omar el-Béchir. (Crédits : Reuters)
Depuis la normalisation des relations soudano-américaines au mois d’octobre dernier, le président soudanais multiplie les tentatives pour faire redécoller l’économie soudanaise pénalisée par 20 ans d’isolement sur les marchés mondiaux. Omar Hassan el-Béchir est attendu à Kampala, ce mardi 14 novembre, pour une visite de deux jours au cours de laquelle, l’homme fort de Khartoum parlera commerce et sécurité avec son homologue ougandais, le président Yoweri Museveni.

Omar Hassan el-Béchir semble vouloir se défaire sans délai des conséquences des sanctions économiques de Washington, qui après deux décennies, ont complémentent mis à genou l'économie soudanaise. Libéré début octobre de l'étau américain, l'homme fort de Khartoum veut mettre fin à l'isolement de son pays sur les marchés internationaux. Après avoir reçu début novembre son homologue du Soudan du Sud, Salva Kiir, le président soudanais effectue un déplacement en Ouganda la semaine prochaine pour discuter des questions liées au commerce et à la sécurité avec son «ami» Yoweri Museveni.

Selon l'agence de presse Xinhua qui cite un communiqué du ministère soudanais des Affaires étrangères, Omar El Béchir sera accompagné, durant ce voyage officiel de deux (14 et 15 novembre), d'une forte délégation commerciale :

«Le Soudan importe 20% du café ougandais et constitue le plus grand marché d'exportation du produit, grâce auquel environ 100 millions de dollars ont été empochés», indique la même source.

Si les relations commerciales entre les deux pays semblent sur la bonne voie, sur le plan diplomatique, Kampala et Khartoum développent d'excellentes relations. En témoigne la visite de Omar Al-Bachir en Ouganda au mois de mai 2016 pour assister à la prestation de serment du président ougandais, Yoweri Museveni, réélu en février de la même année pour un cinquième mandat de cinq ans.

La présence du président soudanais à cette cérémonie avait été très critiquée par les pays occidentaux. D'une part, le cinquième mandat de Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 30 ans, a été très controversé et d'autre part, l'invité de marque de cette cérémonie de prestation, était sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale Internationale. Aujourd'hui, les deux chefs d'Etat qui, à chaque fois que l'occasion se présente, n'hésitent pas à jeter l'anathème sur les Occidentaux, semblent encore vouloir montrer leur unité face à leurs ennemis communs.

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