G5 Sahel : l'UE relance l'aide internationale

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A ce jour, seulement un quart des 423 millions d'euros nécessaires à la mise en place opérationnelle de la force G5 Sahel est acquis.
A ce jour, seulement un quart des 423 millions d'euros nécessaires à la mise en place opérationnelle de la force G5 Sahel est acquis. (Crédits : Reuters)
Depuis son lancement début juillet à Bamako, la force conjointe G5 Sahel devant lutter contre le terrorisme, notamment au Mali, peine encore à être opérationnelle faute de budget suffisant. L’Union européenne, qui s’est déjà engagée financièrement pour appuyer la force commune en gestation, appelle pour une énième fois les bailleurs de fonds internationaux à apporter leur contribution.

Le Premier ministre malien, Abdoulaye Idrissa Maïga, enchaîne les tête-à-tête en Europe depuis mercredi 11 octobre. Après son passage à Paris, notamment au siège de l'Organisation de coopération pour le développement économique (OCDE), le chef du gouvernement de Bamako s'est entretenu ce 13 octobre avec le président du Parlement européen, Antonio Tajani.

Si à Paris il a été principalement question de trouver un financement de 362 milliards de Fcfa pour le développement du nord-mali, le menu principal de la rencontre ce matin à Bruxelles entre Tajani et le Premier ministre malien a été la lutte contre le terrorisme.

l'UE réaffirme son engagement

Une préoccupation que semble partager le parlement européen qui dit soutenir le Mali à travers plusieurs instruments comme le Fonds européen de développement, le Fonds fiduciaire d'urgence pour l'Afrique, et l'aide humanitaire.

«Le Mali est confronté à de nombreux défis et nous devons travailler ensemble pour les résoudre. Le premier reste la sécurité. C'est un des pays les plus touchés par des attaques terroristes. Nous sommes préoccupés par la détérioration de la situation sécuritaire et par son impact sur les populations», indique un communiqué de l'institution.

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel, notamment au Mali, l'Union européenne s'est engagée à lever 50 millions d'euros pour participer au financement de la force conjointe G5 Sahel. Mais le soutien de l'UE est loin d'être suffisant. A ce propos, l'l'Union européenne qui salue «la détermination» du Mali et des pays voisins qui s'impliquent activement dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé dans la sous-région, appelle la communauté internationale à appuyer la force conjointe en gestation. «Cette force est primordiale et la communauté internationale doit l'appuyer», plaide Tajani.

Appuyée par la France, la force visant à lutter contre le terrorisme dans la bande sahélienne est en quête de financement. Sur les 423 millions d'euros nécessaires à sa mise en place opérationnelle, seulement un quart du budget est acquis. Et il ne s'agit que de promesses de financement à l'heure actuelle.

L'heure est venue de réagir

«Un désintérêt manifeste» de la communauté internationale à l'égard de cette coalisation armée, malgré le plaidoyer pour un soutien financier du président malien, Ibrahima Boubacar Keita à l'ONU à la mi-septembre. Si les Etats-Unis et l'ONU ont salué l'initiative de mettre en place une force conjointe pour lutter contre le terrorisme et les trafics de tous genres dans la sous-région, ni l'Oncle Sam ni l'organisation internationale n'ont encore pris un engagement clair sur la question du financement de la force militaire commune lancée par le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Tchad et le Niger.

Or pour l'UE, l'heure est venue d'engager des actions concrètes afin d'écarter au plus vite la menace sécuritaire qui pèse sur la sous-région.

«Le Mali est un partenaire privilégié de l'UE et l'Afrique est une priorité pour le Parlement européen. Nous devons approfondir notre partenariat et notre coopération avec le continent africain sur de nombreux sujets, tels que le développement durable, la jeunesse et l'emploi, la lutte contre le changement climatique, la paix et la sécurité, la migration et les droits de l'homme».

Pour l'Union européenne qui plaide pour le renforcement des investissements européens en Afrique, «plus l'Afrique sera stable, sûre et prospère, plus elle pourra exploiter son potentiel».

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