Préservation des terres : IBK, Issoufou et Kaboré s’engagent depuis Ouaga

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(Crédits : Reuters)
La capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, a abrité le jeudi 15 juin un colloque de haut niveau sur la lutte contre la désertification. Les présidents malien, burkinabé et nigérien, présents à cette conférence, ont pris l’engagement de vaincre la dégradation des terres qui menace des millions d’emplois verts en Afrique.

Les présidents Ibrahim Boubacar Keita, Mahamdou Issoufou et Roch Marck Christian Kaboré s'engagent pour la réhabilitation et la gestion durable des terres en Afrique. Le jeudi 15 juin 2017, les trois chefs d'Etat malien, nigérien et burkinabé se sont réunis à Ouagadougou, la capitale du Faso, à l'occasion du colloque de haut niveau portant sur la lutte contre la déforestation et la désertification.

L'Afrique, terre menacée

Ont pris part également à cette conférence en marge des journées mondiales contre la désertification, célébrées du 15 au 17 juin, des ministres africains chargés de l'environnement et des chercheurs. Au menu des échanges, la réhabilitation de dix millions d'hectares de terres dégradées et la création de deux millions d'emplois verts.

« Nous, chefs d'Etat du Burkina Faso, du Mali, du Niger, de concert avec nos pairs de la sous-région, prenons l'engagement d'œuvrer à la promotion de partenariats régionaux et mondiaux pour l'investissement dans la réhabilitation et la gestion durable des terres à toutes les tribunes d'échanges que nous aurons », a déclaré le président Roch Marc Christian Kaboré.

Au Burkina Faso où s'est tenue cette conférence placée sous le seuil de la soutenabilité, la stabilité et la sécurité, entre 2002 à 2013, 5,16 millions d'hectares de terres soit 19% du territoire national, ont été dégradées selon Batio Nestor Bassière, le ministre burkinabè de l'environnement, de l'économie verte et du Changement climatique.

Des millions d'emplois à pourvoir

Mais le phénomène ne touche pas uniquement le Burkina puisque la désertification affecte entre le tiers et la moitié des terres en Afrique. Pire encore, le phénomène constitue une véritable menace pour les emplois liés à l'exploitation des terres. A ce propos, « la lutte contre la désertification et la sécheresse c'est assurer l'avenir de toute humanité », a encore estimé le président burkinabé. Et parallèlement, en Afrique où la menace est réelle, la croissance démographique est en passe d'atteindre des seuils critiques.

« D'ici 2050 la population africaine doublera pour atteindre deux milliards de personnes, en majorité jeunes et sans emploi », a prévenu la secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification, Monique Barbut. Elle souligne également que si rien n'est fait, l'émigration clandestine de l'Afrique vers l'Europe va s'accentuer.

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