Mali : conférence d’entente nationale à partir du 27 mars

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(Crédits : Reuters)
Miné par une guerre au Nord depuis 2012 et un front social tendu caractérisé par des grèves dans presque tous les secteurs, le Mali a besoin de remettre les choses à plat. Le 27 mars à Bamako, s’ouvre une conférence d’entente nationale pour permettre au pays de se ressaisir. Toutes les forces vives de la nation devront prendre part à ce dialogue qui va dérouler jusqu’au 2 avril 2017.

Puisque la guerre déclenchée depuis 2012 au nord Mali n'a rien apporté de bon au pays, il est peut-être temps d'enterrer la hache de guerre et de se serrer chaleureusement la main. Prévue jusqu'au 2 avril, cette conférence qui regroupera l'ensemble des forces vives du Mali, soit 300 participants venant des régions, du District de Bamako et de la diaspora, permettra d'approfondir les débats sur les causes profondes du conflit et élaborer une charte pour la paix, l'unité et la réconciliation nationale sur  une base consensuelle. En tout cas c'est la volonté affichée par Bamako qui, le mardi 28 février dernier a réussi à mettre en place des autorités intérimaires matérialisée à Kidal, une ville jusque-là très rebelle à l'image de Gao et Tombouctou où la tension reste encore relativement vive.

Dans un contexte difficile

Axée sur le thème ''la paix, l'unité et la réconciliation'', la conférence d'entente nationale, à quelques encablures de l'élection présidentielle de 2018 s'inscrit dans un contexte marqué par un fragile équilibre socio-économique et politique. Caractérisé par des grèves à répétition dans les secteurs les plus stratégiques, la santé,  l'éducation,  la justice, le front social s'embrase au Mali. Les grévistes accusent l'Etat malien de ne pas respecter ses engagements. Autant dire que ce dialogue pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger vient à point.

Signé en 2015 entre la République du Mali et la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), suite au premier accord de paix, l'Accord de Ouagadougou signé entre le gouvernement malien et les rebelles indépendantistes touareg en 2013, violé depuis, l'accord d'Alger était vu comme un nouveau départ pour le pays, une lueur d'espoir. Seulement les lignes n'ont pas beaucoup bougé depuis sa signature. Il faillait désarmer, démobiliser et réinsérer les combattants sur le terrain mais cette étape avait été faussée par un manque de confiance. Les combats ont repris entre temps. Certes, ce n'est plus la guerre mais ce n'est pas non plus la paix. D'ailleurs lundi dernier, dans le grand désert au nord de la ville de Tombouctou, les soldats français de l'opération Barkhane ont arrêté huit djihadistes avant de les acheminer à Tombouctou. Aujourd'hui ils sont près de 600 présumés combattants islamistes arrêtés dans les prisons maliennes.

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