Niger : une attaque terroriste tue 11 soldats

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(Crédits : Reuters)
L'attaque a visé un poste militaire dans le département de Ouallam dans la région de Tillabéry, près de la frontière nigéro-malienne. Son bilan a été lourd pour l'armée nigérienne. Elle relance les inquiétudes quant à la sécurisation de la région du Sahel sur fond d'annonce de mise sur pied d'une force antiterroriste commune au Sahel.

Un groupe d'individus en armes a mené, ce mercredi 22 février 2017, à la tombée de la nuit, une attaque contre une position de l'armée nigérienne à Tiloua, faisant 11 morts dans les rangs de la garnison stationnée dans la région, indiquent des sources militaires concordantes citées par l'Agence Xinhua.

Les assaillants ont emporté avec eux huit véhicules militaires -des pick-up. Le commando a laissé derrière lui, quatre véhicules brûlés appartenant aux Forces de défense et de sécurité (FDS) nigériennes avant de prendre la fuite en direction de la frontière malienne.

La réaction de l'armée nigériane tout de suite après l'attaque est pour le moins surprenante. Les militaires nigériens envoyés en renfort de Niamey ne sont partis à la poursuite des assaillants qu'au petit matin. De l'autre côté de la frontière, des soldats maliens, alertés de l'attaque ont mené des patrouilles sans résultats.

Ces patrouilles bredouilles laisseraient penser que les assaillants aient dirigé leur fuite vers la Libye, véritable repaire de terroristes depuis l'implosion du pays à la suite de la chute du colonel Mouammar Kadhafi.

Attaque terroriste sans revendication pour l'heure

Au lendemain de l'attaque, aucun communiqué des autorités de Niamey ne mentionnait, jusqu'à ce jeudi matin, l'attaque surprise qui a frappé l'armée nigérienne. Cette attaque, qui n'a toujours pas été revendiquée mais la piste terroriste n'est pas à écarter

Il pourrait s'agir de groupes djihadistes actifs au Mali, selon certains témoins. La partie nord du Mali abrite depuis près de cinq ans plusieurs groupes terroristes proches d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), d'Ansar Dine et d'autres mouvements rebelles ainsi que des narcotrafiquants qui mènent des attaques meurtrières de part et d'autre à la frontière commune au Niger et au Mali.

Le Mali justement a été au centre de la réunion extraordinaire des pays du G5 Sahel lorsque le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a reçu, le 6 février 2017 à Bamako, ses homologues Idriss Deby du Tchad, Mahamadou Issoufou du Niger, Mohamed Abdel Aziz de Mauritanie et Roch Marc Kaboré du Burkina-Faso.

Dans le contexte d'un Sahel marqué par la multiplication des attaques terroristes, les chefs d'Etat ont mis en avant l'urgence de mettre en place une stratégie commune pour contrer le terrorisme. Une stratégie qui s'achemine vers la mise en place d'une force antiterroriste des pays du G5 Sahel.

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Commentaires
a écrit le 23/02/2017 à 18:12 :
Bon il y va quand "éradiquer Daesh" Trump ? Parce qu'il n'a pas arrêté de nous le dire pourtant.

Une pensée quotidienne pour tous les habitants qui habitent la région pour qui la vie doit être un véritable enfer.

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