FMI : un nouveau décaissement de 2 milliards de dollars au profit de l'Egypte

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Christine Lagarde, directeur général du Fonds monétaire international, à El Giza le 22 août 2102, en marge d'une visite officielle en Egypte.
Christine Lagarde, directeur général du Fonds monétaire international, à El Giza le 22 août 2102, en marge d'une visite officielle en Egypte. (Crédits : Reuters)
Le Fonds monétaire international et les autorités égyptiennes se sont mis d'accord sur la deuxième évaluation du programme d'assistance du pays. Celle-ci sera suivie du décaissement d'un montant de 2 milliards de dollars à l'Egypte, sous réserve d'une approbation du conseil exécutif de l'institution de Bretton Woods.

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI),  en mission dans la capitale égyptienne Le Caire du 25 octobre au 9 novembre 2017 a confirmé avoir conclu un accord avec les dirigeants égyptiens sur la deuxième évaluation du programme d'aide de l'institution. La mission du FMI a estimé qu'il s'agit d'une preuve que l'Egypte est pleinement engagée dans les réformes qu'elle soutient. «L'accord technique sur la deuxième évaluation réaffirme l'engagement des autorités dans son programme de réformes avec le soutien du FMI», a déclaré Subir Lall, chef de la délégation du FMI.

Cette seconde évaluation du programme d'assistance impliquera un déboursement d'une enveloppe de 2 milliards de dollars en faveur de l'Egypte, sous réserve de l'approbation de l'accord par le conseil exécutif de l'institution de Breton Woods. Ce nouveau décaissement portera à 6 milliards de dollars le total des prêts déjà obtenus par l'Egypte auprès de l'institution.

En effet, il y a exactement un an, le FMI avait décidé d'accorder à l'Egypte, un prêt de 12 milliards de dollars sur trois ans, avec une première tranche de 2,7 milliards à effet immédiat, afin de redresser son économie. L'institution de Bretton Woods avait précisé que les autres versements suivraient, mais restaient conditionnés à l'application de mesures d'austérité. L'Egypte a donc dû prendre quelques des mesures drastiques, tel l'application du flottement de sa monnaie, causant une dévaluation de 50% face au dollar, et procéder à réduction des subventions publiques destinées aux produits de consommation qui représentent près de 8% du budget.

Les autorités égyptiennes ont procédé aussi à l'instauration d'une TVA et au gel des emplois dans la fonction publique. D'après les sources officielles, ces mesures devraient permettre de relancer la croissance, soutenir les exportations et redonner confiance aux touristes et aux investisseurs étrangers.

Des résultats très encourageants

Lors de son séjour au Caire, la mission du FMI a aussi salué les performances économiques obtenues dès le début de l'application des réformes. L'économie égyptienne continue d'afficher de solides performances et les réformes déjà mises en œuvre commencent à porter leurs fruits en termes de stabilisation macroéconomique et de retour de la confiance», a confié Subir Lall.

Notons que la croissance économique de l'Egypte a connu une hausse au cours de l'exercice 2016-2017, en atteignant les 4,2%, soit 0,7 point de pourcentage de plus que les 3,5% prévus. D'un autre côté, le déficit du compte courant a connu un rétrécissement en dollars, sous l'effet de l'augmentation des exportations non pétrolières et des recettes du tourisme, alors que les importations non pétrolières ont nettement diminué.

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