Algérie : l'agriculture, l'industrie et le tourisme tirent les investissements vers le haut

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Aujourd'hui en Algérie, la durée des avantages communs d’exploitation pour les projets d'investissements peut atteindre jusqu’à dix ans.
Aujourd'hui en Algérie, la durée des avantages communs d’exploitation pour les projets d'investissements peut atteindre jusqu’à dix ans. (Crédits : Reuters)
Les autorités algériennes viennent de relever, sur les neuf premiers mois de l'année en cours, une augmentation des investissements nationaux et étrangers de 20% par rapport à la même période en 2016, pour un volume total de 1 450 milliards de dinars contre 1 214,3 milliards enregistrés en 2016. Les investissements se concentrent principalement  dans les secteurs de l'agriculture, de l'industrie et du tourisme.

L'Algérie a enregistré de belles performances en matière d'investissements dans les secteurs porteurs de l'économie. D'après l'Agence nationale de développement des investissements (ANDI), sur les neuf premiers mois de l'année 2017,  le pays a noté un total d'investissements nationaux et étrangers de plus de 1 455,5 milliards de dinars contre 1 214,3 milliards enregistrés sur la même période en 2016, soit une forte hausse de 20%.

«Cette hausse du montant des investissements et la baisse du nombre de projets déclarés démontrent une amélioration en termes de qualité des investissements enregistrés dans la mesure où l'élan vers l'investissement en Algérie s'accentue de plus en plus vers des secteurs porteurs et à intérêt national», a indiqué Abdelkrim Mansouri, directeur général de l'ANDI.

D'après ce dernier, les investissements se concentrent essentiellement dans des secteurs prioritaires tels que l'agriculture, l'industrie et le tourisme, lesquels s'alignent parfaitement sur la politique algérienne d'investissements. «Nous avons, certes, besoin d'investissements dans tous les secteurs. Mais nous avons particulièrement besoin des projets qui sont en cohérence avec la politique algérienne d'investissements, laquelle va dans le sens de la diversification des exportations, de la réduction des importations et de la valorisation de la matière première existante en Algérie»,  soutient le directeur de l'ANDI.

En effet, les autorités algériennes ont mis en place une nouvelle loi qui oriente les investisseurs nationaux et internationaux vers des projets apportant une valeur ajoutée aux produits locaux et qui vont également dans le sens de la création d'emplois.

3 863 projets pour 115 685 emplois du côté des nationaux

La nouvelle orientation donnée aux investissements en Algérie a commencé à porter ses fruits. «Le nombre d'emplois prévus est de l'ordre de 129 661 postes de travail, contre 111 290 emplois créés sur la même période de 2016, soit une hausse de 17%», relève Abdelkrim Mansouri.

En effet, entre janvier et fin septembre 2017, 3 863 projets ont été initiés par des nationaux, soit 97% de la totalité du nombre de projets inscrits. Le montant des de projets initiés a atteint près de 1 193 milliards de dinars susceptibles de créer quelque 115 685 emplois.

La totalité des investissements, elle, correspond à 3 972 projets sur les 9 premiers mois de 2017, contre 5 054 projets lancés au cours de la même période de 2016, soit une baisse de l'ordre de 21%.

Rappelons que le projet de loi de finances de 2018 prévoit une croissance de 4 et un budget d'Etat de 6 521 milliards de dinars, soit quelque 56,4 milliards de dollars. La loi de finances de cette année devrait composer avec les réserves de change de la monnaie algérienne, qui selon les prévisions, devraient continuer à chuter, passant de 97 milliards de dollars d'ici à la fin de l'année, à 84,6 milliards de dollars en 2018.

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