Nigéria : MTN introduira une partie de son capital en bourse pour s'acquitter de l'amende du régulateur

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(Crédits : Reuters)
MTN s’apprête à introduire sa filiale nigériane sur la place de Lagos. Une opération qui devrait être bouclée dans un délai de 6 mois et qui servira à régler une amende de 1 milliard de dollars qui lui a été imposée par le régulateur en 2015.

L'opérateur télécom panafricain MTN vient d'annoncer son premier appel public à l'épargne de sa filiale nigériane. Une opération qui devrait être bouclée lors des six prochains mois, un délai justifié par le management du groupe sud-africain par la difficulté du processus et la lourdeur de la réglementation nigériane.

Amende record

Cette introduction en bourse de MTN Nigeria s'inscrit dans le cadre d'un accord à l'amiable conclu entre Abuja et la justice nigériane concernant le règlement d'une amende d'un milliard de dollars imposée par le régulateur à MTN en 2015. Cette pénalité a été infligée à l'opérateur mobile pour ne pas avoir respecté la date limite pour déconnecter les cartes Sim dont les abonnés ne sont pas déclarés.

Une amende record qu'Abuja a justifié par le fait que ce retard aurait permis à Boko Haram d'utiliser des abonnements non enregistrés pour coordonner ses actions et échapper de cette manière à la surveillance. Le Nigeria est pour rappel, le plus important des 22 marchés où est présent MTN entre l'Afrique et le Moyen Orient.

Les agriculteurs font monter la pression

D'ailleurs, les agriculteurs du Nord du Nigeria viennent d'appeler les opérateurs sans fil, dont MTN Group à bloquer les cartes Sim dont les utilisateurs ne sont pas enregistrés. Regroupés dans une association, les agriculteurs menacent d'organiser une manifestation contre MTN et « prendre les mesures légales nécessaires » si l'opérateur ne désactive pas les cartes SIM dans un délai de 48h.

MTN n'aurait toujours pas désactivé quelques 5 millions d'abonnements. Des cartes SIM non enregistrées que le collectif d'agriculteurs accuse de faciliter la communication, la coordination des attaques et le recrutement des jeunes tout en échappant à la surveillance des services de sécurité. Cette contestation des agriculteurs s'explique par le fait qu'ils représentent la communauté la plus exposée aux attentats, enlèvements, racket et attaques éclairs.

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