Afrique du Sud : Zuma n'est pas (encore) tombé, les agences de notation rassurées

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(Crédits : Reuters)
Le maintien de Jacob Zuma à la tête de l’Afrique du Sud est paradoxalement interprété comme un signe positif par les agences de notation. En effet, Moody’s Investors devrait revoir sa copie et stabiliser sa notation visant l’état des crédits. Un réalisme des agences de notations qui est loin de représenter un signe de paix envers l’administration Zuma avec laquelle les points de divergences restent vivaces.

Le récent échec de la motion de censure qui visait le président Jacob Zuma au parlement sud-africain semble contre tout pronostic avoir rassuré les experts de Moody's Investors. En effet, le cabinet de notation est peu connu pour son soutien au président sud-africain et a alerté plusieurs fois sur les dangers de l'instabilité politique sur l'économie du pays.

Le résultat de la procédure « d'impeachment » qui s'est tenu le 9 août dernier devrait pousser Moody's à revoir sa décision de baisser la notation de l'Afrique du Sud. Pour rappel, le cabinet avait réduit considérablement les évaluations de la monnaie locale, en citant les risques de croissance et de solidité financière en raison des perspectives politiques incertaines.

L'agence avait par ailleurs mis Pretoria en statut de révision pour dégradation suite au remaniement ministériel musclé de mars dernier où Pravin Gordhan qui jouissait de la confiance du tissu économique a été limogé du ministère des Finances. Une décision qui a également poussé S&P et Fitch Rating à emboîter le pas à Moody's en réduisant le niveau de sous-investissement.

Point positif pour l'état des crédits

La procédure judiciaire lancé par l'Ombudsman pour changer le mandat de la banque centrale, la réforme du code minier en cours et l'entrée en récession de l'économie sud-africaine sont autant d'éléments de stress pour les marchés. L'échec de la motion de censure par 198 votes contre, 177 pour et 9 abstentions représente un point positif pour les agences de notation, vu qu'il prémunit le pays contre un « bouleversement politique ».

En effet, selon Citadel Investment Services basé au Cap, l'échec de la motion de censure reste pour les agences de notation un point positive pour la note du crédit, malgré les divergences entre ses structures et l'administration Zuma, le maintien de ce dernier à la tête du pays aura pour principale conséquence de maintenir inchangée la cote en devises étrangères du pays. D'ailleurs, Moody's est l'unique agence de notation à évaluer la dette libellée en devises, une niche situé dans la catégorie investment grade actuellement.

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Commentaires
a écrit le 14/08/2017 à 18:20 :
Zuma tombera..l'Anc son parti s'en chargera. Ensuite une période de transition... les branches pourries; (corrompues) seront-elles élaguées? Jusqu'à quelle profondeur? Le secteur privé (white) regarde ce pays s'enfoncer dans les affres de la politique comme les pays voisins... pourtant l';exemple du Zimbabwe devrait donner à réfléchir....<br>
Qu'en aux agences de n. Toujours en retard d';une guerre.. les marchés financiers ne les écoutent pas seules elles mêmes et les banques t attachent un intérêt

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