Relance de l'économie gabonaise : le FMI repasse à la caisse

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(Crédits : Reuters)
Le Fonds monétaire international (FMI) vient de prendre la décision de décaisser une enveloppe de 400 milliards de Fcfa en faveur du Gabon. Un appui financier destiné à accélérer la relance économique du pays.

Baisse drastiques des recettes tirées des exportations du pétrole, principale source de revenus du pays, et une passe économique difficile sur fond de crise politique... L'appui du Fonds monétaire international (FMI) ne pouvait pas tomber sur un autre meilleur moment.

Estimée à 400 milliards de Fcfa, cette enveloppe devrait permettre au gouvernement gabonais d'accélérer la mise en œuvre du fameux Plan de relance économique. Un plan triennal, 2017-2019 que le gouvernement gabonais s'est engagé à mettre en œuvre. Objectif ? Impulser une dynamique nouvelle afin de répondre aux défis de l'heure : chômage, déficit et dette publics, solde de la balance des paiements, taux de croissance, entre autres problèmes.

617 milliards...

« Le FMI soutiendra les efforts consentis par l'Etat gabonais, dans le but de lui permettre de surmonter cette crise difficile due à la baisse du prix du baril de pétrole », a déclaré le chef de division adjoint du département Afrique du Fonds, Alex Segura-Ubiergo, auprès de l'Agence Ecofin.

Ce nouveau décaissement du FMI est venu compléter les 617 milliards de Fcfa accordés au Gabon pour l'exercice 2017. En juin dernier, une enveloppe de 200 milliards de Fcfa avait été débloquée. D'ailleurs, le FMI qui tient à ce que ces fonds soient utilisés de façon efficiente, a envoyé lundi une mission d'évaluation dans le pays.

Le FMI vient « revoir la mise en œuvre du programme économique du Gabon et les perspectives de croissance, analyser les perspectives budgétaires, voir la situation des balances de paiement et les perspectives de l'économie à moyen terme », a déclaré lundi à la presse locale, l'un des responsables de la délégation de l'institution de Bretton woods dans le pays, Alex Segura-Ubiergo avant d'ajouter : « Nous allons aussi voir les efforts qui sont en train d'être faits pour réduire le montant des arriérés de paiement de l'Etat qui pénalise un peu le secteur privé ».

Il faut rappeler que ces fonds sont alloués au Gabon au titre d'un mécanisme élargi de crédits.

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Commentaires
a écrit le 28/10/2017 à 12:14 :
avec la fin de la manne pétrolière comment devait réagir le petit omar : se serrer la ceinture et donner l'exemple à son administration plétorique ...
au lieu de cela il a continué à dépenser l'argent qu'il n'avait plus à crédit et en taxant le secteur privé le seul créateur derichesse....
pleuple gabonais habitué à recevoir sans donner de son travail, crois-tu que les plans de relance keynésiens qui n'ont jamais fonctionné, fonctionneront au Gabon ?
les quelques pays africains qui sortent de cette épreuve de non dépendance aux revenus des matières premières,
le montre tous les jours . iln'y a pas de pétrole mais il y a l'énergie du travail et l'esprit d'entreprende. ils ne dépendent pas des plans d'austérité du FMI et pour leurs emprunts sur les marchés financiers ils ont une certaine crédibilité.
j'ai un doute pour nos amis gabonais.. peut-etre dans 20ans quand vraiment ils auront changer de mentalité.

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