Guinée-UE : signature de deux conventions dans les secteurs de la sécurité et du transport

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(Crédits : DR.)
La Guinée et l'Union européenne viennent de signer ce vendredi 29 septembre 2017, deux nouvelles conventions. Il s'agit d'accords visant à renforcer l'aide de l'instance européenne à destination de la Guinée dans les secteurs de la sécurité et du transport.

Deux nouvelles conventions ont été signées entre l'Etat guinéen et l'Union européenne (UE). Portant sur  l'aide de cette dernière au pays dans la réforme du secteur de la sécurité et de la gouvernance de son transport, à travers l'octroi de fonds, la signature des conventions a eu lieu dans les locaux du ministère guinéen de l'économie et des finances, entre Gerardus Gielen, chef de la délégation de l'UE en Guinée  et Malado Kaba, ministre guinéenne de l'économie et des finances.

« En tant que membre du gouvernement, je me réjouis du soutien indéfectible que l'UE n'a cessé d'apporter à notre endroit et je crois qu'aujourd'hui, comme toujours, l'UE sait cibler les aspects pertinents. L'UE a toujours contribué à la construction d'infrastructures routières », s'est réjouie Malado Kaba qui n'a pas hésité ensuite à faire le lien avec le développement de la Guinée. « Pour ceux qui étaient là, le pont sur la Fatala, la route Kankan-Kouremalé-Bamako, ce sont des œuvres importantes, puisqu'elles permettent de relier plusieurs pays, donc de booster l'intégration régionale, ce qui est pour moi, un élément essentiel pour la croissance de notre sous-région », a poursuivi la ministre.

Les deux conventions ont été signées en présence de plusieurs acteurs des deux secteurs en question. Entres autres, on notera les présences des ministres de la sécurité et de la protection civile, Me Abdoul Kabèlè Camara et de l'environnement, Aïssatou Baldé.

205 milliards de francs guinéens

Les deux conventions portent sur un total 205 milliards de francs guinéens répartis sur les deux programmes d'appui. Le premier est dénommé Programme d'appui à la réforme du secteur de sécurité, mis en place depuis 2013, bénéficiera d'une enveloppe de 180 milliards de francs guinéens pour son renforcement. Le second qui concerne le transport, porte plus particulièrement sur l'appui à la gouvernance dans le secteur des transports en Afrique de l'ouest.

Dans ce cadre, la Guinée bénéficiera de 25 milliards de francs guinéens sur un total de 38 millions d'euros destinés au 16 pays de l'Afrique occidentale. « Nous sommes dans ce secteur en Afrique et en Guinée, depuis des dizaines d'années. Nous y avons fait des investissements très importants, mais nous constatons qu'il y a des difficultés pour la pérennisation de ces infrastructures, soit par le mauvais entretien ou par la surcharge des camions », a confirmé Gerardus Gielen, faisant aussi allusion à la mauvaise gestion.

La mauvaise gestion pointée du doigt

Ce n'est pas la première fois que l'UE intervient dans ces secteurs en Guinée. Malheureusement les ouvrages ne sont pas souvent bien entretenus comme l'a souligné la ministre Malado Kaba, pointant du doigt ''l'irresponsabilité, le manque d'entretien contribuant à la destruction des infrastructures''.

« Il ne s'agit pas seulement de construire de nouvelles infrastructures, d'acquérir de nouveaux équipements, mais de les entretenir, et pour cela, il faut se dire la vérité, on n'est pas forts pour ça. Donc, nous avons des efforts à faire et cela se fait par des contrôles des charges, de l'entretien de nos routes. C'est dans ce cadre que se situe cet accord que nous avons signé », a déclaré Malado Kaba.

Une sollicitation quasiment reprise par le chef de la délégation de l'UE. « Ce sont deux secteurs qui sont dans nos rapports de coopération habituelle avec la Guinée, celui de la gouvernance des transports, depuis plus de 10 ans. Celui de la sécurité, un peu plus récent, mais on est déjà à notre troisième programme d'appui au secteur de la sécurité », a premièrement signifié Gerardus Gielen avant de conclure : « nous y avons fait des investissements très importants, mais nous constatons qu'il y a des difficultés pour la pérennisation de ces infrastructures, soit par le mauvais entretien ou par la surcharge des camions. Donc, cette convention va aider la Guinée à améliorer sa gouvernance des infrastructures routières ».

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