Automobile : Fiat Chrysler projette de s'installer en Algérie

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La demande locale en véhicules en Algérie est estimé aujourd'hui à quelque 600 000 unités par an.
La demande locale en véhicules en Algérie est estimé aujourd'hui à quelque 600 000 unités par an. (Crédits : © Brendan McDermid / Reuters)
Le constructeur Fiat Chrysler Automobiles ambitionne de conquérir le marché algérien, largement dominé par Renault, Hyundai et Volkswagen. Une délégation du fabricant italien s’est rendue cette semaine à Alger pour défendre ce projet en gestation. Une mission plutôt réussie. Détails.

Renault, Hyundai, Volkswagen, et un peu plus loin PSA... Les constructeurs automobiles font la queue ces dernières années pour investir en Algérie. A cette liste non exhaustive s'ajoute désormais l'italien Fiat Chrysler Automobiles (FCA). Le groupe italien cherche à introduire sa marque le marché automobile algérien et tout semble bien s'accomplir pour que ce projet si cher au fabricant se concrétise.

Selon l'agence de presse algérienne APS, le ministre de l'Industrie et des mines, Mahdjoub Bedda, a reçu ce mercredi 19 juillet, l'ambassadeur d'Italie à Alger, Pasquale Ferrara, qui a exprimé la volonté du constructeur italien FCA de s'installer en Algérie à travers un projet de montage automobile.

D'après nos sources, la rencontre entre le ministre algérien et le diplomate italien a été fructueuse. La proposition du constructeur italien a été bien accueillie à Alger, car l'Algérie qui veut diversifier son économie afin de se sevrer de la rente pétrolière en baisse, s'est lancée le défi de s'orienter vers une véritable industrie automobile.

Un marché juteux

Le ministre algérien, qui «s'est félicité de cette perspective», a d'ailleurs informé la partie italienne que ce projet pourrait passer à une étape concrète, après la finalisation du nouveau cahier des charges qui régit cette activité. Pour sa part, Pasquale Ferrara, accompagné d'une délégation de Fiat Chrysler à cette audience, «a souligné la volonté de son pays de développer les relations bilatérales en invitant les opérateurs économiques italiens à venir s'installer en Algérie».

L'Algérie qui a fait le choix de réduire considérablement ses importations de véhicules pour «booster la fabrication locale», est un important marché pour les constructeurs automobiles désireux de s'y implanter. En 2016, les importations de véhicules sont passées de 120 000 à seulement 80 000 par an. Ce recul net a généré une demande locale considérable, estimée à quelque 600 000 véhicules, annuellement.

Pour répondre y répondre, le gouvernement algérien table sur une production annuelle de quelque 500 000 unités dès 2019, une offre nettement inférieure à la demande. Aujourd'hui, malgré la récente implantation dans le pays de la firme allemande Volkswagen et les 42 000 voitures par an du français Renault, ajoutés aux 30 000 véhicules du coréen Hyundai, le marché algérien est encore quasi tributaire des importations.

Produire plus est donc la stratégie qui répondra le mieux à une demande locale de plus en plus importante. Et ce n'est pas uniquement Fiat qui veut profiter de cette opportunité : le français PSA est déjà dans la course pour prendre sa part du marché.

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Commentaires
a écrit le 02/08/2017 à 23:05 :
C'est toujours ca de fait... Une bonne initiative.
a écrit le 21/07/2017 à 20:53 :
Ok

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