PIATA, un partenariat de 280 millions de dollars pour la transformation agricole en Afrique

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Le secteur agricole fournit 65% des emplois et contribue à hauteur de 35% du PIB du Continent.
Le secteur agricole fournit 65% des emplois et contribue à hauteur de 35% du PIB du Continent. (Crédits : DR.)
Quatre organisations qui soutiennent l’agriculture en Afrique viennent de lancer un partenariat qui se veut un modèle de transformation agricole sur le Continent. Elles promettent de mobiliser 280 milliards de dollars dans ce projet lancé ce 6 septembre à Abidjan, en Côte d'Ivoire.

Le projet PIATA (Partenariat pour la transformation agricole inclusive en Afrique) a été officiellement lancé ce 6 septembre à Abidjan en Côte d'Ivoire où se déroule, du 4 au 8 de ce mois, le Forum pour la Résolution Verte en Afrique.

Quatre organisations sont à l'origine de ce partenariat : la Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation Rockefeller, l'Agence américaine pour le Développement International (USAID) et l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA). Celles-ci «fourniront ensemble jusqu'à 280 millions de dollars» pour catalyser et soutenir une transformation agricole inclusive dans au moins 11 pays d'Afrique, dont le Ghana, le Nigéria, le Mali ou encore l' Ethiopie.

Un partenariat public-privé renforcé

Le partenariat PIATA, qui vise à augmenter les revenus et améliorer la sécurité alimentaire de 30 millions d'exploitations agricoles familiales de petite taille, est basé sur le modèle suivant : le renforcement de la collaboration entre les acteurs privés et les décideurs politiques, pour aboutir à une stratégie de développement agricole efficace, est le «meilleur» moyen pour une croissance économique africaine inclusive et une réduction de la pauvreté comme le souligne Sean Jones, Assistant administrateur adjoint au Bureau de la sécurité alimentaire de l' USAID.

«Le PIATA offre une nouvelle façon de faire les affaires grâce aux nombreux acteurs publics et privés qui s'efforcent d'assurer la sécurité alimentaire et la croissance économique, tel que voulu dans les visions élaborées par les pays eux-mêmes et les objectifs énoncés dans la Déclaration de Malabo», a estimé Sean Jones, en ajoutant que l'agriculture est, dans son essence, une entreprise du secteur privé et l'un des meilleurs paris pour la création d'emplois et la croissance inclusive, si les bonnes politiques et les investissements permettent au secteur privé de s'épanouir.

Un challenge

Selon la Banque mondiale, le secteur agricole occupe une place cruciale en Afrique puisqu'il «fournit 65% des emplois et contribue à 35% du PIB». Or dans les zones rurales, où la majorité de la population vit de l'agriculture, la pauvreté atteint des niveaux encore élevés. Pour renverser la tendance, le défi à relever est d'accroître les revenus tirés de l'agriculture et de créer des emplois tout en réduisant les prix des produits alimentaires, selon la Banque mondiale.

Et c'est justement le combat que comptent mener les organisations à l'origine de ce partenariat coordonné par l'AGRA. Il faut dire que la réussite de ce projet, «premier du genre en Afrique» et qui repose sur un cadre de résultats partagé, se présente comme un véritable challenge.

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a écrit le 07/09/2017 à 11:44 :
L'agriculture constitue véritablement le levier de développent de l'Afrique. Si aujourd'hui des partenaires s'y intéressent c'est juste titre parce qu'ils ont compris que les ressources propres à l'Afrique ne peuvent lever ce goulot d'étranglement pour moderniser les techniques culturales afin d'être au niveau de concurrence mondiale puis bouster l'économie. Mon pays le Bénin a plus que besoin de cet appui afin paraître dans ce concert de développement tant chanté par nos dirigeants. Il est à remarquer qu'ils ne font rien pour y parvenir. A travers votre forum, je m'inscrit dans le dynamism de cette dynamique du tissu agricole. Il est à noter que le Bénin regorge de terres très favorable à l'agriculture qui sont restées vierges et non exploitées.

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