Ghana : le FMI prolonge son programme d’une année

 |   |  367  mots
(Crédits : Reuters)
Le Ghana vient de recevoir la décision du FMI sur son programme d’aide. L’institution a décidé une extension d’un an du programme, accompagnée d’un versement de 94,2 millions de dollars. Accra a pour sa part réitérer sa volonté de mettre fin au programme en 2018.

Le Fonds monétaire international (FMI) vient d'annoncer sa décision de prolonger d'une année le programme de facilité de crédit destiné au Ghana, de 918 millions de dollars. Une décision qui vient après l'examen des réformes et politiques monétaires et fiscales menées par ce petit pays d'Afrique de l'Ouest qui a été achevé le 30 août par les équipes du FMI.

562 millions de dollars injectés en 2 ans

Cette extension vise à accorder à Accra, plus de temps pour mener à bien la réduction de son déficit budgétaire. Le FMI a par ailleurs approuvé un versement de 94,2 millions de dollars au Ghana, ce qui porte le total des décaissements à 565,2 millions de dollars depuis l'intervention de l'institution financière en 2015. Le reste des versements liés au programme de prêt restent tributaires des autres examens du pays a indiqué le FMI dans un communiqué.

Le gouvernement de Nana Akufo-Addo militait pour sa part pour que le budget 2018 soit le dernier à être établi dans le cadre du programme du FMI. Là où le FMI recommande d'étendre son action le temps nécessaire au Ghana pour atteindre ses objectifs de consolidation budgétaire. Le déficit budgétaire ghanéen était 9,3% du PIB en 2016, alors que l'objectif de l'époque était de 5,3%.

Accra se montre optimiste pour 2018

L'économie du pays a lors de la même période connu un ralentissement de sa croissance avec une progression de 3,5% en 2016, soit la cadence la plus lente enregistrée par le pays en 25 ans. Accra se veut plus optimiste pour 2018 et table sur une accélération de la croissance qui devrait atteindre 9,1%, à mesure que la production de pétrole et de gaz augmente.

Reste à savoir si après une année, le FMI arrivera à maintenir son programme jusqu'à la réalisation des objectifs fixés ou est-ce que l'institution cédera aux revendications d'Accra qui souhaite s'affranchir de la « tutelle » du FMI. Pour l'heure, l'effondrement des cours du cacao conjugué à une surproduction record risque d'aggraver les déficits budgétaires vu que le Ghana Cacao Border a décidé de ne pas revoir à la baisse, le tarif proposé aux agriculteurs.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :