Infrastructures  : les experts recommandent à l'UA de se tourner vers le privé

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(Crédits : DR)
A l'occasion de la session du comité technique spécialisé de l'Union africaine sur le transport, les infrastructures transcontinentales et interrégionales, l'énergie et le tourisme, qui a eu lieu à Lomé du 13 au 17 mars 2017, les experts du continent ont recommandé à l'instance africaine de faire appel au secteur privé.

C'est l'une des recommandations les plus insistantes à l'Union Africaine (UA). Lors de la session du comité technique spécialisé de l'Union africaine sur le transport, les infrastructures transcontinentales et interrégionales, l'énergie et le tourisme, tenue à Lomé du 13 au 17 mars dernier, les participants ont consigné que l'UA doit se tourner vers le secteur privé pour son éclosion.

« A la fin de la session, les participants ont pu retenir que les investissements publics ne suffisent plus, aujourd'hui, il faut faire appel aux investisseurs privés en établissant des partenariats public-privé », a relayé le ministre togolais des affaires etrangeres, Robert Dussey.

D'après lui, les séminaristes ont exigé qu'un mécanisme de financement alternatif soit trouvé dans le privé pour supporter les coûts faramineux des projets infrastructurels. « Il a été souligné la nécessité pour les Etats de mettre en place des banques de projets, trouver des fonds pour préparer ces projets et renforcer les capacités des institutions et des services administratifs pour parler d'égale à égale avec le privé », a confie le premier ministre togolais, Komi Sélom Klassou. Ayant porté sur le financement des infrastructures en Afrique, la session a tenu toutes ses promesses, en tentant de trouver des solutions à l'insuffisance des moyens pour la réalisation des travaux infrastructurels sur le continent.

Au total plus de 300 personnes ont pris part à la session de Lomé. Ils sont venus des secteurs du transport ferroviaire et maritime, de l'énergie et du tourisme ainsi que des groupes d'experts des Communautés économiques régionales (CER), des représentants des banques régionales de développement, des institutions financières et des organisations spécialisées continentales, des organisations internationales, des milieux universitaires, des entreprises et de la société civile.

Outre les infrastructures, les énergies et le tourisme !

Si la question du financement des infrastructures était à l'honneur à la session de Lomé, les participants n'ont pas hésité à formuler des recommandations dans le sens de l'énergie et du tourisme. Et sur ce plan aussi, les experts ont recommandé que le privé soit le partenaire idéal.

« L'engagement du secteur privé a été également sollicité pour financer l'énergie en Afrique, d'autant plus que le continent a un potentiel énorme en hydroélectricité, en énergies solaire et éolienne. Cependant, il faut connaître et maîtriser toutes ces énergies, afin de pouvoir faire la ou les meilleures options. Une autre option serait de créer des conditions de solidarité entre les Etats dans le domaine de l'électricité, du moment où certains pays ont plus d'atouts que d'autres », rapporte t-on au ministère des affaires étrangères du Togo.

Selon la même source, il serait indiqué grâce au privé, de penser à créer en Afrique une centrale nucléaire en mettant ensemble les moyens, de même qu'à développer les énergies renouvelables pour pouvoir répondre aux besoins de l'Afrique pour son développement. Sur le plan touristique, l'idée a sa variante.

Il s'agit, vu tout le potentiel du continent, avec l'aide du secteur privé, d'essayer de développer une industrie touristique capable de contribuer à la réalisation de l'agenda 2063 de l'Afrique. Ce qui nécessitera un continent avec une forte croissance économique. Des points que le Dr. Elham Mahmoud Ibrahim, commissaire de l'Union africaine chargée des infrastructures et de l'énergie, n'a pas omis de souligner à l'ouverture de la session lundi dernier.

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Commentaires
a écrit le 20/03/2017 à 9:24 :
Ce que je déteste le plus ce sont les affirmations de groupuscules du genre "comité technique spécialisé de l'Union africaine" qui ont selon tous les médias force de vérité mais par contre dont on ne sait absolument rien surtout par qui il est composé ce "comité technique spécialisé".

Avouez que de loin ça fait enfumage majeur du genre c'est la "haute autorité" qui l'a dit c'est donc forcément vrai, il n'y a pas d'alternative c'est comme ça.

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