Egypte : l'austérité a l'air de séduire les investisseurs

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Les réserves de changes égyptiennes ont été remises à flot après la libéralisation du taux de change conjuguée à la batterie de mesures préconisées par le FMI.
Les réserves de changes égyptiennes ont été remises à flot après la libéralisation du taux de change conjuguée à la batterie de mesures préconisées par le FMI. (Crédits : Reuters)
Après la présidence égyptienne, c’est maintenant au secteur privé d’annoncer un regain d’activité notamment au niveau financier. L’entrée en jeu du FMI aurait permis au Caire de récolter près de 40 milliards de dollars en investissements et transferts depuis novembre dernier. Une somme qui n’englobe pas les tranches débloquées par le FMI et les 7 milliards de dollars en Eurobond.

La décision de laisser la flotter la monnaie égyptienne actée en novembre dernier aura permis au Caire de récolter près de 40 milliards de dollars sous forme d'investissements et de transferts. Cette rentrée en devises est selon la Banque centrale égyptienne composée de recettes provenant des exportations, la vente de dollars par des investisseurs cherchant à acquérir des biens en Egypte.

Austérité salutaire ?

Ce chiffre ne comprend pas les tranches des 12 milliards de dollars débloqués par le FMI ou les 7 milliards de dollars en Eurobond Egypte vendu tout au long de l'exercice en cours. La mise en œuvre du plan de restructuration voulu par le FMI, bien qu'impopulaire au niveau de l'opinion publique égyptienne, aura tout de même rassuré les investisseurs internationaux.

En effet, la suppression des restriction monétaires, l'augmentation des taux d'intérêt, la réduction des subventions publiques en matière de carburant ont incité les investisseurs à miser dans la dette et les actions égyptiennes. Ce qui a permis de renflouer les réserves de devises qui ont dépassé les 36 milliards de dollars en juillet dernier, alors que le marché de la dette a capté un peu plus de 15 milliards de dollars d'entrées étrangères.

Une embellie qui se limite au monde de la finance

Une évolution limitée à la sphère financière et qui est loin d'être répercutée sur la majorité des Égyptiens. L'inflation continue à s'accroître atteignant 33%, en raison de la faiblesse de la monnaie, les Egyptiens doivent également faire face à une hausse des taxes, la coupure des subventions, alors que la moitié des 93 millions de citoyens vivent en dessous ou à proximité du seuil de pauvreté.

Il n'empêche que le gouvernement s'est félicité récemment de la baisse de son déficit budgétaire qui atteint son niveau le plus bas en 5 ans, en juin dernier. Les stocks ont de leur côté augmenté de près de 60% en monnaie locale, parallèlement, le gouvernement s'attend à ce que les investissements directs étrangers dépassent les 10 milliards de dollars avant la fin de l'année en cours.

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