Cameroun : plus de 1 700 milliards de recettes d’impôts, malgré un contexte difficile

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A fin mars 2017, les recettes douanières du Cameroun se chiffrent à 144,3 milliards de Fcfa, contre 176,5 milliards à fin mars 2016, soit une baisse de 32,2 milliards (-18,2%) en glissement annuel.
A fin mars 2017, les recettes douanières du Cameroun se chiffrent à 144,3 milliards de Fcfa, contre 176,5 milliards à fin mars 2016, soit une baisse de 32,2 milliards (-18,2%) en glissement annuel. (Crédits : DR.)
Chute du baril de pétrole, commerce illicite, fraude fiscale,... En 2016, rien ne semblait faciliter la tâche à l'administration camerounaise des Impôts (DGI) qui, au cours de la même année, a cependant réalisé une perception record. Les détails de cette performance.

Un bon cru 2016 pour l'administration camerounaise des Impôts (DGI). Les percepteurs ont brassé 1724,6 milliards de Fcfa de recettes. Ce qui équivaut à 60,0% de l'apport total au budget de l'Etat, contre 56% un an auparavant, selon l'agence APA qui cite le dernier rapport publié récemment par la DGI. Un résultat obtenu cependant dans un contexte difficile, marqué par un environnement émaillé par la fraude fiscale, la contrebande et le maintien à la baisse des prix du baril à l'international.

Si les recettes issues de l'impôt sur les sociétés pétrolières ont connu un taux de réalisation de 72,7%, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) reste le principal poste des recettes fiscales, avec un montant total de 557, milliards de Fcfa, soit 34,5% des recettes fiscales non pétrolières.

Les douanes en renfort pour maintenir la dynamique

Et tout porte à croire que cette dynamique se maintiendra au moins sur le court terme. Le prix du baril de pétrole est en léger hausse, avec un seuil franchissant les 60 dollars et en parallèle, les douanes camerounaises viennent de mettre en place une nouvelle stratégie de mobilisation de recettes pour assister la DGI afin de doper les performances de 2016 et battre un nouveau record en 2017. Cette nouvelle stratégie a d'ailleurs fait récemment l'objet d'une réunion de coordination «restreinte» des responsables des services centraux et déconcentrés de la Direction générale des douanes, fin octobre dernier à Yaoundé.

Dans le détail, il s'agira de mettre l'accent sur l'apurement des régimes suspensifs, les restes à recouvrer, les couvertures budgétaires et les ventes aux enchères publiques des marchandises. Par ailleurs, selon toujours les douanes camerounaises, «une attention sera mise sur les tendances Import/Export, le suivi des facilités, les doléances et requêtes des opérateurs économiques, la gouvernance et la lutte contre le commerce illicite».

D'autres mesures, notamment la facilitation des opérations de dédouanement, la sécurisation du territoire contre le commerce illicite et les menaces sécuritaires, l'accompagnement des entreprises, la multiplication des partenariats, le professionnalisme des douaniers, l'amélioration de la prise en charge des marchandises, la promotion des valeurs et de la gouvernance seront également mises en place.

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