Tunisie : 1,1% d'inflation en un mois

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(Crédits : Reuters)
Le mois d'octobre 2017 par rapport à celui de septembre de la même année a connu en Tunisie une augmentation remarquable de l'indice de prix à la consommation de l'ordre de 1,1%. Cette augmentation s'explique par l'accroissement des prix des produits de l'agro-alimentaire et les boissons.

1,1% d'inflation en un mois en Tunisie. Cette évolution remarquable s'explique par l'augmentation de 1% des prix des produits alimentaires et de la boisson suite à l'accroissement des prix des légumes et des fruits frais. Dans le domaine de l'habillement et des chaussures, les prix des articles ont augmenté de 4,9% portés par la fin de la période des soldes d'été.

Dans le détail, les vêtements ont connu une augmentation de 4,9% de leur prix, les chaussures 5,7%, les accessoires d'habillements de 1,6% et les tissus 1,5%. De même, le secteur éducatif aussi a été touché par une augmentation de 1%. De leur côté, les prix des fournitures scolaires ont connu un accroissement de 3% alors que les prix des services d'enseignement secondaires ont augmenté de 0,4%.

Même scénario dans le secteur des biens et des services divers où on note une augmentation de 1,8% qui s'explique par une hausse des prix des services d'assurances de 7,3 % et une autre augmentation non négligeable des tarifs des effets personnels de 2,6 %. Ces augmentations enregistrées de part et d'autre dépeignent le taux d'inflation du mois d'octobre 2017 qui a atteint les 5,8% contre les 5,5% enregistrés en septembre 2017.

Une inflation prévisible

Quoique considérable, le constat de l'augmentation de l'indice des prix à la consommation ne surprend pas. Omar Behi, le ministre tunisien du commerce a avait annoncé vers la fin du mois d'octobre dernier qu'il ne fallait pas exclure une éventuelle hausse des tarifs des produits de première nécessité. Invité sur une chaîne de radio locale, le membre du gouvernement a indiqué que cette hausse sera progressive et sera fait en sorte de ne pas ''impacter le pouvoir d'achat''.

Omar Behi a expliqué que la hausse des prix est sous-tendue par la nécessité de revoir le système de subventions afin que les personnes qui en ont besoin soient les seules à en bénéficier. Pour lui, il s'agit d'un point primordial pour réussir le plan d'action de son ministère.

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