Climat : le Maroc, premier pays africain à bénéficier du Fonds vert de l'ONU

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Le ministre marocain des Affaires étrangères et président de la COP22, Salaheddine Mezouar lors de l'ouverture de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques 2016 (COP22) à Marrakech, Maroc, le 7 novembre 2016.
Le ministre marocain des Affaires étrangères et président de la COP22, Salaheddine Mezouar lors de l'ouverture de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques 2016 (COP22) à Marrakech, Maroc, le 7 novembre 2016. (Crédits : Reuters)
Le royaume chérifien est devenu le premier pays sur le continent africain à bénéficier du Fonds vert de l'Organisation des Nations Unies. Il a reçu de l'organisation un appui financier de 100 millions de dollars devant lui servir à renforcer sa lutte contre les changements climatiques dans le pays.

Le Maroc garde le cap sur le financement climatique. Le royaume chérifien vient de se voire octroyer un montant de 100 millions de dollars dans le cadre du Fonds vert pour le climat (FVC) de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Pour Mohamed Nbou, directeur du Centre de compétences changement climatique du Maroc (CCCCM) et membre de l'équipe de négociation marocaine à la 23ème Conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP23), ce financement reçu par le Maroc vient témoigner de la capacité du pays de rendre des projets bancables.

« La capacité du Maroc de rendre bancables des projets de changement climatique nous rend aujourd'hui leader en Afrique. Nous avons pu mobiliser 100 millions de dollars de dons dans le cadre du Fonds vert », s'est félicité le responsable.

Justifiant le choix porté sur le royaume chérifien, M. Nbou a expliqué qu'en vertu de l'Accord de Paris, il est exigé des pays de mettre en place un cadre de transparence qui permet « d'établir la traçabilité aussi bien en matière de soutien qu'en matière d'action ». Ainsi estime-t-il, que sur ce plan, le Maroc a pu se doter « d'un cadre de transparence très clair et cohérent qui permet de rendre les projets bancables ».

A la suite de ce don, le pays maghrébin devient le premier sur le continent noir à bénéficier du FVC de l'ONU. Doté de 10,2 milliards de dollars, ce fonds est un programme mondial de financement destiné à appuyer les pays vulnérables dans leur adaptation aux impacts inévitables du changement climatique et à soutenir les pays en développement dans leur lutte pour la limitation et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Selon les sources officielles, mis en place par la Convention cadre des Nations-Unies sur le changement climatique lors de la COP 17 à Durban, le FVC est aujourd'hui le seul mécanisme financier opérationnel au profit des projets en matière de lutte contre le changement climatique.

Fidèle à son ran

En matière de financement dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques, le Maroc peut être considéré comme une référence sur le plan continental voire mondial. Selon un rapport du think-tank britannique Overseas Development Institute sur le financement climatique et ses retombées, datant de décembre 2014, le Maroc se positionne comme le premier bénéficiaire des fonds pour le climat dans le monde entre 2003 et 2013. Le rapport précise que sur cette période, avec 606,96 millions de dollars reçus au total, soit plus de 5,6 milliards de dirhams, le royaume chérifien est premier, suivi du Mexique, le Brésil, l'Afrique du Sud, l'Inde, l'Indonésie, la Turquie, l'Ukraine, les Philippines, Thaïlande et le Chili, tandis qu'en Afrique du Nord, la Tunisie et l'Algérie sont respectivement 88ème et 97ème.

Le financement en question est accordé sous forme de subvention ou de prêts concessionnels, dont une grande partie est destinée à diminuer les effets du changement climatique dans les pays bénéficiaires. Concernant le Maroc, dans ce cas particulier, les subventions n'ont représenté que 4% tandis que le reste a été accordé à titre de prêts. Le rapport du think-tank a révélé pour le pays, qu'un total de 587,64 millions de dollars a servi à atténuer les effets du changement climatique, soit 96,8% du montant global.

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