Maroc  : vague de manifestations suite à la mort tragique d'un poissonnier à Al Hoceima

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A Rabat, la capitale, les manifestants se sont donné rendez-vous, ce dimanche soir, devant le parlement pour exprimer leur colère quant à ce qu'ils considèrent comme l'expression de la « hogra ».
A Rabat, la capitale, les manifestants se sont donné rendez-vous, ce dimanche soir, devant le parlement pour exprimer leur colère quant à ce qu'ils considèrent comme l'expression de la « hogra ». (Crédits : Reuters)
La mort de Mohcine Fikri, survenue vendredi 28 octobre à Al Hoceima, a suscité une vive réaction de la rue et de la toile marocaines. Une enquête « approfondie » a été ouverte sur instructions royales.

Des manifestations ont eu lieu aujourd'hui dans les principales villes du Royaume pour s'indigner contre la mort tragique d'un vendeur de poisson de la région du Rif, survenue dans des circonstances atroces suite à la destruction de sa marchandise par les autorités.

Le Ministre de l'intérieur marocain, Mohamed Hassad, s'est rendu aujourd'hui auprès de la famille du défunt, sur instructions du Roi Mohammed VI, et a affirmé la volonté de son département de mener une enquête « minutieuse » et « approfondie ».

La mort tragique de Mouhcine Fikri, vendeur de poisson dans la ville d'Al Hoceima, vendredi soir, broyé par la benne d'un camion à ordures alors qu'il tentait vraisemblablement d'empêcher la destruction d'un lot d'espadon, a suscité une vague d'indignation au Maroc et mis en émoi les réseaux sociaux dans le pays.

Selon l'AFP,  les « circonstances exactes de la mort de Moucine Fkri restent à établir », plusieurs versions contradictoires circulant dans les médias en ligne et les réseaux sociaux. Le parquet a été saisi afin de conduire une enquête.

Un cortège funéraire épais

Un cortège funéraire imposant avait accompagné dans la journée de ce dimanche la dépouille de Mouhcine Fikri, le long des 26 kilomètres qui séparent Al Hoceima de la petite localité d'Imzouren, lieu de résidence de sa famille.

Des manifestations ont été organisées via les réseaux sociaux dans les villes de Nador, Oujda, Marrakech, Agadir, ou encore Casablanca. A Rabat, la capitale, les manifestants se sont donné rendez-vous devant le parlement pour exprimer leur colère quant à ce qu'ils considèrent comme l'expression de la « hogra » - abus de pouvoir - subie par les « citoyens ordinaires » de la part des représentants de l'autorité.

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Commentaires
a écrit le 07/11/2016 à 9:29 :
au moins chez vous, vous reagissez nous en RDcongo les gens meurt sont enlevé au nez et la barbe d'un gouvernement conrompu et irresponsable. à victoire au sein meme de la maison communale on enlève et estorque le peuple l'argent. donc au congo il ya pas de droit
a écrit le 30/10/2016 à 22:39 :
la hogra et partout dans le monde arabomusulmant

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