Algérie : 78 milliards de dollars d’investissements projetés dans le secteur des énergies d'ici 2021

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(Crédits : Reuters)
L'Etat algérien prévoit un investissement de près de 78 milliards de dollars dans le secteur énergétique durant les 4 prochaines années, a laissé entendre le ministre algérien de l'énergie, Mustapha Guitouni. Ces investissements prendront en compte l'exploration et l'exploitation en hydrocarbures, la pétrochimie, l'électricité, etc.

L'Algérie se projette dans le futur pour ses ambitions énergétiques. Selon le ministre algérien de l'énergie, Mustapha Guitouni, l'Etat investira 78 milliards de dollars dans le domaine de l'énergie dans les quatre prochaines années. Répondant aux interrogations des parlementaires du pays dans le cadre du débat sur le projet de loi des finances 2018 ce jeudi 26 octobre 2017, il a précisé que ces investissements se concentreront essentiellement sur l'exploration et l'exploitation en hydrocarbures, suivront ensuite les secteurs de la pétrochimie, l'électricité, le raccordement de la population en gaz et les énergies renouvelables.

Ces propos du membre du gouvernement algérien s'alignent bien sur les ambitions affichées par les divers acteurs des secteurs d'activités impliqués. Lors d'une visite le mercredi 24 octobre 2017 dans le sud de l'Algérie, le président-directeur général de la compagnie pétrolière et gazière nationale Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a indiqué que son groupe était « en phase de préparation du plan de développement (...) sur les cinq prochaines années et nous envisageons investir une cinquantaine de milliards de dollars sur cette période ».

C'est une grande décision que l'Algérie vient ainsi de prendre. En raison de la crise des prix du pétrole à la mi-2014, le pays avait dû revoir ses investissements dans les hydrocarbures à la baisse. Du coup, sa production a commencé à décroître. L'Algérie a donc décidé depuis un an environ, de recommencer les investissements et d'alléger les dispositions contenues dans sa loi sur les hydrocarbures, afin de s'ouvrir beaucoup plus aux investisseurs étrangers.

Plusieurs grands investissements précédemment annoncés

Ce n'est pas la première fois que l'Algérie affiche ses envies d'investissement dans son secteur énergétique. En mai 2016, lors du 1er forum algéro-européen sur l'énergie, la Sonatrach, se basant sur son succès de mobilisation de 100 milliards de dollars entre les années 2000 et 2015, avait annoncé qu'elle prévoyait un investissement de 67 milliards d'euros sur la période de 2016 à 2020, soit environ 16,75 milliards d'euros par an.  D'après le patron du groupe, ces investissements massifs seront affectés, pour les deux tiers environ, à l'exploration-production et permettront à l'Algérie d'accroître sensiblement sa production pétrolière et gazière. Il a précisé que l'objectif visé est d'entamer un nouveau cycle de croissance et passer ainsi de près de 200 millions de TEP (Tonne d'équivalent Pétrole) en 2015 à 241 millions TEP en 2020.

Un an plus tôt, en janvier 2015, Le groupe public algérien avait aussi annoncé un gros investissement de ''70 milliards de dollars sur 20 ans pour produire 20 milliards de m³ de gaz de schiste par an''. Selon le top management de la compagnie qui s'exprimait sur la radio publique, ce projet permettra la création de 50.000 emplois. Il a précisé que l'Algérie devrait forer quelque 200 puits par an pour pouvoir produire 20 milliards de m³ annuels.

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