Air Côte d'Ivoire bénéficie d'un prêt de 115 millions d'euros de la BAD

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(Crédits : Reuters)
Le Conseil d'administration du groupe de la Banque africaine de développement a approuvé l'octroi d'un prêt de 98,06 millions d'euros et une garantie partielle de risques du Fonds africain de développement de 17,06 millions d'euros à Air Côte d'Ivoire. Les fonds devront permettre à la compagnie aérienne ivoirienne d'assurer sa modernisation et l'extension de son réseau.

La Banque africaine de développement (BAD) va soutenir les ambitions de développement d'Air Côte d'Ivoire. D'après un communiqué transmis à la presse, le Conseil d'administration de la Banque vient d'approuver en faveur de cette dernière, un prêt de 98,06 millions d'euros et une garantie partielle de risques du Fonds africain de développement de 17,06 millions d'euros. Selon la même source, cet appui financier s'inscrit dans le cadre d'un partenariat public-privé d'un montant total de 253 millions d'euros destiné au développement de la compagnie nationale aérienne ivoirienne, partenaire d'Air France. « La BAD a approuvé (...) un prêt de 98,06 millions d'euros et une garantie partielle de risques du Fonds africain de développement de 17,06 millions d'euros au profit d'Air Côte d'Ivoire afin de permettre à la compagnie aérienne de moderniser et d'étendre son réseau », dit explicitement le communiqué.

Le document précise qu'avec le financement de la BAD, la jeune compagnie ivoirienne profitera pour ouvrir de nouvelles dessertes vers Nouakchott en Mauritanie, Bangui en Centrafrique et Luanda en Angola et devrait créer 700 nouvels emplois d'ici 2020. Ainsi, le programme de financement prend aussi en compte l'acquisition de cinq appareils de la série Airbus A 320 et de l'assistance technique pour le développement et le renforcement de l'industrie aéronautique, la formation des pilotes et des techniciens de l'aviation et une étude en vue de la création d'un centre d'excellence en formation aéronautique. Il permettra également de participer à l'amélioration du climat des affaires dans le secteur aéronautique, particulièrement concernant les taxes, les frais et les charges qui peuvent constituer des freins à la croissance.

Créée seulement en 2012, la compagnie de Côte d'Ivoire ne cesse de progresser. Son trafic est passé de 250.000 en 2013 à 700.000 en 2016 pour atteindre ensuite 850.000 cette année. Elle prévoit pour l'année prochaine, une augmentation de 100.000 passagers pour s'établir à 950.000. Son capital lui, a augmenté de 25 milliards de francs CFA (38 millions d'euros) en janvier 2013, à 130 milliards francs CFA (200 millions d'euros) actuellement. La compagnie compte actuellement quatre appareils Bombardier Q400, quatre Airbus A319 et deux Airbus A320. Détenue à 58% par l'Etat ivoirien, à 23% par le groupe privé ivoirien Goldenrod, par Air France à 11% et par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) à 8%, selon les sources officielle, elle a annoncé l'acquisition de cinq nouveaux avions d'ici trois ans pour poursuivre son expansion en Afrique où elle dessert déjà 20 capitales. Air Côte d'Ivoire est donc très prometteuse pour le secteur sur le continent, ce qui justifie aussi l'appui de la BAD.

Stimuler l'industrie aéronautique régionale

Le soutien financier de la BAD, en dehors d'aider au développement de Air Côte d'Ivoire, est motiver par l'ambition de la banque, de stimuler l'industrie aéronautique régionale. « En dépit d'une croissance récente, le secteur du transport aérien en Afrique de l'Ouest et du Centre demeure faible, entravant ainsi la croissance économique et l'intégration régionale », évoque la Banque qui ajoute que le financement obtenu par Air Côte d'Ivoire aidera « l'Afrique de l'ouest et du centre à remonter son retard par rapport au reste du continent en matière de transports aériens ». Emboîtant le pas à l'institution financière multilatérale, le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, avait récemment appelé dans la capitale ivoirienne, les compagnies aériennes africaines à revoir à la baisse leurs tarifs, jugés trop chers, pour pouvoir contribuer à la croissance du secteur.

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