Bénin : African Parks au chevet de la Pendjari

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(Crédits : DR.)
Alors que de nombreuses menaces comme le braconnage pèsent sur le Parc National de la Pendjari, la Présidence béninoise vient de signer un accord de partenariat avec l’ONG African Parks, spécialisée dans la conservation des faunes sauvages. C’est un investissement de 26 millions de dollars pour sécuriser et réhabiliter le site.

Le parc national de la Pendiajri situé au nord-ouest du Bénin est l'un des derniers écosystèmes intacts d'Afrique de l'Ouest. Le parc couvre une partie du Bénin, du Burkina Faso et du Niger. Grâce à son vaste refuge pour la faune sauvage constituée d'espèces emblématiques telles que l'éléphant, le buffle, le lion, le guépard, l'antilope et bien d'autres espèces, cette réserve exceptionnelle attire chaque année 6000 touristes. Seulement, le parc national béninois est en proie à de nombreuses menaces: braconnages et pression démographique, entre autres. Pour sauver la dernière grande réserve naturelle de l'Afrique de l'ouest et centrale, la Présidence béninoise vient de signer un accord de partenariat de dix ans avec l'ONG African Parks, un organisme à but non lucratif, spécialiste de la réhabilitation et de la gestion à long terme des parcs nationaux et des aires naturelles protégées.

Un investissement de 26 millions de dollars

« Le Parc National de la Pendjari est une réserve exceptionnelle, qui impose que nous agissions rapidement pour la protéger et la revitaliser. À travers ce partenariat, nous entendons révéler tout son potentiel. Nous allons mettre en place les structures nécessaires pour préserver la faune et la flore, mais aussi pour inscrire son développement sur le long terme. C'est un projet de conservation, de tourisme durable et de développement social », a estimé José Pliya, directeur de l'Agence Nationale du Patrimoine et du Tourisme du Bénin, chargé de la mise en œuvre du projet pour la Présidence de la République. Il s'agit concrètement d'un investissement de 26 millions de dollars sur dix ans renouvelable, pour protéger, renouveler et développer le parc Pendjari afin d'exploiter au maximum son potentiel.

Réhabiliter, sécuriser...

En signant cet accord avec la Présidence de la République du Bénin, l'ONG African Parks s'engage à doubler les populations d'animaux sauvages dans le parc en 10 ans et développer un tourisme responsable, en assurant le développement économique et social de la région. Pour ce faire, il est prévu le recrutement de 10 officiers et sous-officiers, la formation de quatre-vingt-dix gardes pour constituer une brigade dédiée à la sécurisation du site. Toujours dans le volet sécuritaire, enjeu majeur de ce partenariat, un réseau de communication et géolocalisation qui couvrira l'ensemble du site sera mis en place pour permettre de centraliser toutes les informations liées aux activités du parc. A cela s'ajouteront une ceinture de sécurité de 190 km sur 150 km et trois terrains d'aviation réservés aux touristes. L'engament de l'ONG qui gère aujourd'hui 11 parcs nationaux et zones protégées dans huit pays africains couvrant six millions d'hectares, ne se limite pas uniquement à cela. La conservation de la biodiversité fait également partie du contrat.

« Afin d'assurer le succès de ce partenariat, un inventaire de l'ensemble des populations animales sera opéré tous les deux ans. Un suivi télémétrique ou spécifique de certaines espèces, telles que les éléphants, les lions, les léopards et les guépards, espèces phares de la Pendjari, sera mis en place », a indiqué un communiqué de presse de la Présidence béninoise.

« La recherche scientifique, poursuit la même source, sera également encouragée, via une collaboration étroite avec des universités et des organismes de recherche béninois ou étrangers ».

Plus de 400 emplois à pourvoir

Avec tous ces investissements, l'ONG, chargée également de gérer l'hôtel et le lodge du parc national béninois, ambitionne de booster le tourisme au niveau du parc et faire passer le nombre de visiteurs qui est de 6.000 chaque année à 9.000 dans les dix ans à venir.

Ce partenariat public privé destiné à revitaliser le parc national de la Pendjari s'inscrit dans le cadre du programme de développement et d'investissement, «Le Bénin Révélé», initié par le Gouvernement béninois en 2016.

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Commentaires
a écrit le 11/06/2017 à 0:11 :
Excellente nouvelle , avec l'espoir que African Parks sera également invité pat le Niger et le Burkina Faso a assurer la gestion du reste du Parc W situe sur leur territoire .
Pour moi je suis prêt a me porter volontaire pour venir aider sur place en tant que diplomate français a la retraite , qui a fini sa carrière en Afrique. si cela peut être utile.

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