Rwanda : les pressions sur le Franc se dissipent progressivement

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(Crédits : Kigali Guide)
Au Rwanda, la crise monétaire du pays a continué à s'apaiser entre janvier et juin 2017, a-t-on appris auprès de la Banque centrale du pays. Les pressions sur le franc rwandais face au dollar américain se sont amenuisées alors que l'on assistait à l'amélioration des recettes d'exportation du Rwanda et au recul de la demande du dollar.

Le franc rwandais (RWF) se remet petit à petit des difficultés qu'il traverse. Selon le nouveau rapport sur la politique monétaire et la stabilité financière de la Banque centrale rwandaise, la crise monétaire du pays s'est apaisée au premier semestre de l'année en cours. Ainsi les pressions sur le RWF face au dollar américain se sont amoindries durant cette période. L'institution financière explique cet état de fait par l'amélioration des  Pour maintenir la dynamique de progression, la banque a expliqué qu'elle compte maintenir une politique monétaire conciliante, pour poursuivre le soutien de l'économie par le secteur bancaire, tout en considérant l'apaisement des pressions de l'inflation et des taux de change annoncé dans les prévisions.

En effet, la monnaie du Rwanda a chuté de 4,8% face au dollar au terme du mois de juin et 2016 alors qu'au terme du juin 2017 elle a connu une dépréciation de 1,3%. D'après les chiffres de la Banque centrale, le RWF connaît en ce mois d'août une dépréciation de 1,64% face au dollar et devrait s'élever au terme de l'année 2017, à 3%.

Repli de la croissance économique

L'apaisement continu de la crise monétaire entre janvier et juin 2017 au Rwanda contraste avec la croissance économique du pays. Alors qu'il a enregistré une croissance de 8,9% au premier trimestre 2016, selon les données fournies par la Banque centrale, le Rwanda n'aura eu qu'un taux de croissance de 1,7% à la même période en 2017. A en croire la Banque, ce repli de la croissance est dû à l'achèvement de grands projets infrastructurels, qui ont impacté la performance du secteur industriel. Même son de cloche dans le secteur agricole.

D'après l'établissement bancaire central du Rwanda, en raison de la longue période de sécheresse, la croissance du secteur agricole a considérablement ralenti, allant de 8,0% au premier trimestre 2016 à 3,0% au premier trimestre de l'année en cours.

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a écrit le 01/09/2017 à 21:38 :
Affirmez " Alors qu'il a enregistré une croissance de 8,9% au premier trimestre 2016, selon les données fournies par la Banque centrale, le Rwanda n'aura eu qu'un taux de croissance de 1,7% à la même période en 2017."
Même un analphabète comprend parfaitement que la croissance économique signifie entrées d'argent dans la caisse publique et conséquemment moins de dépendance financière extérieure, amélioration du pouvoir d’achat des Rwandais et des fonctionnaires et baisse du chômage des milliers voire des millions de jeunes Rwandais qualifiés et non qualifiés en l’occurrence.
La réalité est que le Rwanda n'a jamais connu une quelconque croissance économique. Les grands indicateurs macro-économiques sont au rouge depuis plusieurs années.
Le maquillage des comptes publics est une méthode ou outil la gouvernance du Rwanda par Kagame.
Les chiffres criés sur tous les toits par Kagame puis chantés et colportés moutonnement à grande échelle par les ignorants sont fabriqués par les experts en fabrications des chiffres du ministère des finances. Ils sont notoirement connus ici au Rwanda. Les Rwandais les ont appelés les techniciens du chiffre.
Il s’ensuit que les chiffres cités dans votre article sont fantaisistes et témoignent votre méconnaissance de la situation économique réelle du Rwanda.
Vous faites une confusion mentale entre la croissance du portefeuille du FPR, parti-Etat et société commerciale cotée à la bourse de Kigali, plus riche que le Rwanda avec le portefeuille de l’Etat Rwandais qui est en souffrance depuis plusieurs années.
1/ Le taux de chômage des jeunes Rwandais diplômés et non diplômés : plus de 80%. Seuls ceux qui des relations biens placées ou parents affiliés au régime ou qui ont prouvé leur loyauté envers le régime et Kagame parviennent à décrocher des jobs. Des milliers de jeunes Rwandais quittent les écoles secondaires et universités parce que leurs parents frappés de paupérisation caractérisée ne sont financièrement pas en état de payer les études de leurs progénitures. Kagame a supprimés les bourses de l’Etat. L’école rwandaise est la plus chère en Afrique. Pour faire les études supérieures, les jeunes Rwandais sont contraints de s’endetter mais encore faut-il que leurs parents puissent se porter garants du crédit consenti par la banque c’est-à-dire mettre hypothèque tous leurs biens mobiliers et immobiliers. Des milliers de jeunes rwandais qui ont pourtant de bonnes notes pour intégrer l’université ou l’enseignement supérieurs sont privés d’accès aux études supérieures en raison de manque de moyens. Ils ont même honte de dire qu’ils ont fait des études. Pour survivre, certains acceptent d’être cireurs de chaussures, boys (homme à tout faire chez les oligarques du régime), faire de petits boulots, la prostitution etc. Les faits sont accablants. Les enfants de rue de mois de 15 ans se comptent par milliers dans tout le pays. Kagame les a traités de déchets qu’il faut débarrasser de sa ville Kigali. Il a ordonné de les envoyer en prison. Certains enfants ont été brûlés vifs. Les images édifiants d’enfants Rwandais appelés déchets par Kagame brûlés vifs ont fait le tour du monde.
2/ la situation dans la campagne rwandaise : des millions de paysans Rwandais sont frappés de paupérisation et de misère indescriptible. Des milliers fuient la famine qui sévit à l’Est et Nord du Rwanda notamment vers l’Ouganda, la Tanzanie et la RDC. Kagame a refusé que le PAM leur vienne au secours. Les enfants en bas âges et personnes âgées sur les plus touchées. Des hommes père de famille souffrent de malnutrition avancée. En sus de cette situation dramatique dans laquelle se trouvent des millions de paysans Rwandais, ceux-ci dont frappés d’impôts qui sont au nombre de 14. Il est crié sur tous les toits que Kagame mis en place l’assurance maladie pour tous les Rwandais. En réalité, les fameuses mutuelles fonctionnent comme des sociétés commerciales, sont détenues par les oligarques du régime et ne couvrent que les petites pathologies. Les paysans souffrant de lourdes pathologies de deux choses l’une, soit ils rejoignent leur créateur, soit ils vont aux hôpitaux publics mais sont séquestrés s’ils ne payent les frais médicaux. Les cas sont nombreux. Dans le Rwanda venté et vendu aux étrangers, il y a deux médecines, par ordre , celle des riches relevant du secteur privé de santé, celle des pauvres, relevant du secteur public de santé. La situation économique chaotique dans lequel se trouve le Rwanda a contraint Kagame à licencier des milliers de fonctionnaires sans aucun respect des règles de procédures prévues par les lois rwandaises, à réduire de moitié les salaires des médecins en l’occurrence. La conséquence logique est le départ des meilleurs médecins du secteur public de santé vers le secteur privé et la privation d’accès aux médecins de qualité des paysans Rwandais. Seuls les médecins de qualité moyenne voir médiocre sont restés. Ce fait est de notoriété publique.
Des milliers de paysans Rwandais ont été spoliés de leurs terres fertiles par les oligarques du régime Kagame. Ceux-ci les ont envoyé dans la rue, femmes et enfants et réduits conséquemment à l’échelle infra-animale. Pour survivre, certains sont contraints à se terrer dans les trous comme des rats ( voir les images sur TFR Info)
3/ Lorsque certains bailleurs de fonds ont suspendu les miettes qu’ils allouaient au Rwanda pour sanctionner les mésaventures de Kagame en RDC, celui-ci s’est trouvé dans l’impossibilité manifeste de payer les fonctionnaires et ses soldats pendant deux mois. Pour payer les soldes des militaires et salaires des fonctionnaires, Kagame a recouru au racket de paysans frappés de paupérisation et de 14 impôts dont certains au bénéfice du FPR.
4/ L’économie Rwandaise : au nom du libéralisme, toutes les entreprises publiques rwandaises ont été cédées aux multinationales anglo-saxones mais à condition d’accepter de s’associer avec les oligarques du premier cercle. Aucun secteur n’a été épargné. Le FPR occupant le premier rang dans les entreprises qui détiennent le Rwanda comme en témoignent plusieurs articles publiés dans le Jeune Afrique, la Voix de Kagame et de son régime en particulier. Kagame est le propriétaire de la Banque de Kigali. Au Rwanda, le gouvernement a fait créer et développer les banques d’affaires au détriment des banques commerciales. Ces banques sont inaccessibles aux à la masse populaire, soit plus de 58% de la population rwandaise. Pour les quelques petites banques commerciales comme les sociétés de micro-finance, le taux d’intérêt moyen et révisable est de 28% assurance comprise.
En application des conventions conclues entre le Rwanda (en fait Kagame et les siens) et ces multinationales que nous appelons ici la mafia internationale, 75% des bénéfices réalisés sont rapatriés dans leurs pays d’origine et le solde étant injecté dans l’entreprise pour renforcer les fonds propres. Ces bénéfices rapatriés étant défiscalisés. Quant aux maitres du Rwandais, leur associés, leurs magots ne sont pas placés au Rwanda, mais à l’étranger, Ouganda, Canada, UsA et paradis fiscaux. Il s’ensuit qu’ils ne payent pas d’impôt. Par ailleurs, plusieurs oligarques du régime sont client fidèles des paradis fiscaux (voir le Monde-Panama Papers) Et pour preuve, la candidate malheureuse à la présidence du Rwanda, Diane Rwigara a demandé à Kagame de produire le justificatif d’impôts qu’il a payés et ses revenus comme l’exige la loi rwandaise. La réaction de Kagame fut cinglante : les membres de sa police politique ont fabriqué les images d’une Diane Rwigara fantôme nue, aux seules fins de la discréditer. Diane a démoli déconstruit avec preuve à l’appui la chanson selon lequel Kagame est un modèle unique en matière de la gouvernance. Il a demandé de à Kagame d’apporter les preuves des prétendues performances économiques du Rwanda, le tout au regard des faits accablants dont il ne peut réfuter quant à leur effectivité. Kagame a ordonné la Commission Nationale Electorale de rejeter sa candidature au motif qu’elle ne remplit pas les conditions requises par la loi. Pour Kagame, cela ne suffisait pas. Il faut la réduire à zéro. Il vient de fabriquer à l’encontre de cette jeune femme et des membres de sa famille, un délit de fraude fiscale. Pour recouvrer les prétendus impôts impayés, les tous les biens de la famille Rwigara Assinapoli qu’il a déjà liquidé, seront saisis et vendus aux acheteurs de paille en réalité à Kagame et sa clique. Il est déjà dit sur la toile que Diane Rwigara et certains membres de sa famille dont sa mère sont introuvables après une visite de la police ( voir TFR info). Rwaigara Assinapoli, fut un grand financier du FPR dans sa guerre contre le Rwanda. Je ne parle des détournements de plusieurs millions de dollars par les ministres et autres oligarques du régime Kagame ( voir Rapport de la Commission du Parlement sous la direction de la députée Connie Bwiza qui a été sommée par Kagame d’enterrer le dossier sous peine d’être renvoyée et les 100 millions de dollars US volés par Kagame pour acquérir deux avions en Afrique du Sud, 50 millions la pièce, avions immatriculés à l’étranger et loués à l’Etat Rwandais lors de chaque voyage à l’étranger de Kagame pour un montant fixé par lui-même et viré sur son compte bancaire à l’étranger).
Si Kagame prétend être un expert en matière de la gouvernance, c’est qu’il est en état de le prouver lors d’un débat public avec ses opposants politiques devant des millions de Rwandais.
Or, il a toujours refusé le débat sur sa gestion de notre pays avec ses opposants politiques. Pour montrer qu’il ne s’agit pas d’une plaisanterie, il a pénalisé toute demande de débat sur la gestion du Rwanda par lui et ses obligés. Il a refusé et refuse le débat sur sa gestion afin d’éviter d’être démasqué devant les Rwandais et le monde entier. C’est une des raisons par lesquelles, il s’agrippe au pouvoir jusqu’à la fin de sa vie.
Son refus et ses réactions négatives contre les Rwandais qui demandent un débat sur sa gestion sont les preuves que les prétendues performances économiques du Rwanda ne sont que de pures fabulations, avalées et retenues pour les saintes écritures par les étrangers ignorants et/ou intellectuellement malhonnêtes. La propreté de la seule Kigali n’est pas la preuve d’une bonne gestion par les dirigeants rwandais. Les Rwandais ne mangent pas la propreté. Par ailleurs, si Kigali, la capitale avec ses buildings sans locataires au surplus et présentés comme des produits d’exhibition touristique est propre, qu’en est-il dans les autres villes du Rwanda et dans les campagnes ou le Rwanda réel ? Au vu de l’ensemble de ces faits qui sont réels (voir Rapport de la FIDH), où sont partis les fruits de la croissance économique du Rwanda chantée par les ignorants ?
Pour l’avenir, il faudra être rigoureux dans vos affirmations et éviter les copier et coller des fabulations des oligarques du régime Kagame et de ses excroissances opérants à l’étranger ou les voix de Kagame tels que Jeune Afrique et autres journaux.
Quand on sait ou on connaît, on écrit. Quand on ne sait pas ou on ne connaît pas, on se tait.

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