Ethiopie : la dévaluation du birr commence à induire des effets sur la relance économique

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(Crédits : Reuters)
Un mois après la décision de la National Bank of Ethiopia de dévaluer la monnaie éthiopienne, le Birr, les autorités gouvernementales annoncent qu'elles voient déjà des signes d'effet favorable pour la relance économique. Le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn qui a fortement soutenu la décision, en est convaincu.

Contrairement aux craintes antérieurement affichées, la dévaluation de la monnaie éthiopienne, le birr, montre des signes d'efficacité. C'est du moins ce qu'avancent les autorités du pays. D'après le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, la dévaluation de 15% décidée le 11 octobre dernier par la National bank of Ethiopia (NBE) montre déjà des signes d'effet favorable pour la reprise économique.

S'adressant à la presse nationale jeudi dernier, le chef du gouvernement éthiopien a confié que cette opération était nécessaire pour couvrir les coûts que l'Éthiopie a connus en important des biens d'équipement, ainsi que pour augmenter les exportations en berne de l'Éthiopie. Depuis, a indiqué le premier ministre, les exportations du pays ont atteint 2,9 milliards de dollars au cours du précédent exercice budgétaire éthiopien, qui a pris fin le 8 juillet 2017.

Même si ce résultat est encore loin des performances de 4 milliards de dollars attendues, elles suffisent comme signe d'une reprise économique. « La dévaluation du birr encourage l'épargne locale et elle a entraîné une augmentation des investissements directs étrangers et des recettes d'exportation », a estimé Hailemariam Desalegn. Soutenant ses constats, le chef du gouvernement éthiopien a pris pour exemple une dévaluation antérieure de 17% en août 2010 qui avait selon lui, permis d'augmenter le PIB éthiopien de 20 milliards à cette époque à 80 milliards environ actuellement.

Une augmentation des prix des biens de consommation de base

Les bons signes que donne la dévaluation de la monnaie éthiopienne selon le premier ministre contrastent avec d'autres conséquences. Selon Hailemariam Desalegn, la dévaluation du birr a aussi eu pour conséquence une augmentation des prix des biens de consommation de base. Regrettant ce fait, le responsable gouvernemental a promis qu'il prendra des mesures administratives pour sanctionner les commerçants qui ajustent les prix de ''manière déloyale'' sur les produits de consommation.

Pourtant, la NBE qui suivait les recommandations de la Banque mondiale datant d'un peu plus d'un an, en dévaluant le birr, avait indiqué que cette mesure permettra également de lutter contre la pénurie de devises étrangères que connaît actuellement le pays, mais n'occasion par de pression liée à l'inflation. « Cette dévaluation ne causera pas une pression liée à l'inflation, et n'aura pas d'impact négatif sur les importations, puisque le retour sur investissement est très haut dans notre pays », a indiqué Yohannes Ayalew, économiste en chef et vice-gouverneur de la NBE.

De son côté, le premier ministre avait plutôt soutenu que la dévaluation sera profitable aux fermiers du pays. « Les fermiers éthiopiens de produits agricoles destinés à l'exportation bénéficieront plus, si la valeur du birr éthiopien est dévaluée par rapport à la devise des pays importateurs », avait soutenu Hailemariam Desalegn. De quoi normalement permettre d'éviter les augmentations individuelles des prix des biens de consommation de base.

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Commentaires
a écrit le 11/11/2017 à 18:27 :
La monnaie n'est qu'un instrument d'échange fluctuant dans l'espace et dans le temps et n'a nullement de valeur en soi sauf pour ceux qui la font travailler a leur place!

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