Congo : les négociations avec le FMI démarrent en septembre

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La dureté de la crise économique qui touche le Congo depuis 2014 n'a laissé d'autres choix à Denis Sassou Nguesso que de demander l'appui du FMI.
La dureté de la crise économique qui touche le Congo depuis 2014 n'a laissé d'autres choix à Denis Sassou Nguesso que de demander l'appui du FMI. (Crédits : Reuters)
Le Congo Brazzaville s’apprête à entamer des négociations avec le FMI dès septembre prochain. Des discussions qui devrait permettra à ce pays d’Afrique Centrale de décrocher un programme de soutien de l’institution financière pour remettre sur pied son économie, en grande difficulté.

Brazzaville vient de confirmer officiellement le début des négociations avec le Fonds monétaire internationale (FMI) pour septembre prochain. Des pourparlers qui devraient accoucher d'un programme pour sortir le Congo de la crise économique et financière qu'il traverse actuellement. Une annonce effectuée à l'issue de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres qui s'est tenu le 26 août à Brazzaville.

Un mouvement généralisé à la zone

L'économie congolaise subi depuis 2014 une crise économique et financière causée par la baisse des cours du pétrole en plus de la révélation de dettes cachées. Cette conjoncture conjuguée à l'absence de diversification économique a fini de mettre à genou l'économie congolaise et celles des autres Etats de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

Ces pays ont en effet, pour point commun une extrême dépendance au pétrole, notamment en terme de rentrées de devises. La chute des cours du pétrole avait même failli pousser la CEMAC à dévaluer le franc CFA. Cette situation a poussé le Congo comme les autres pays de la CEMAC à négocier avec le FMI, pour obtenir son soutien dans la mise en place de plans de sortie de crise et de stratégies pour la mise en place de nouvelles bases économiques.

Quelles contreparties ?

La dureté de la crise que traverse le Congo a poussé le président, Denis Sassou Nguesso à reconnaître la gravité de la situation, en marge des célébrations de la fête de l'indépendance : « La situation économique du pays est préoccupante ».

Reste à savoir, les conditions que le FMI cherchera à imposer pour débloquer un plan de sauvetage. L'institution a en effet, pour coutume d'imposer des politiques d'austérité musclées à base de suppression de programmes d'aides publiques et de subventions sociales, de baisse des dépenses publiques ou encore de dévaluation. Ce dernier cas de figure est écarté pour le Congo vu la situation particulière du franc CFA, dont la dévaluation a été écarté il y'a quelques mois grâce au soutien du FMI.

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Commentaires
a écrit le 28/08/2017 à 16:55 :
Je crois que la crise que traverse mon pays a non seulement des causes exogènes, il faut et surtout rechercher cela dans la vacation interne. Si sur le plan mondial ou international l’interprétation donné est celle de la baisse du baril du pétrole, au Congo au contraire, il plus de la mauvaise gestion que la crise pétrolière.
Vous avez la folie des municipalisations accélérées qui n'ont aujourd'hui aucun résolu problème des congolais alors des sommes énormes ont été consenties. Dans toutes les villes où sont passées ces fêtes, la situation sociale et scolaire par exemple, rien n'a changé. A l'hôpital, il manque même l'oxygène, à l'école les enfants sont assis à même le sol.
Ces municipalités accélérées ont accéléré la croissance de la misère qu'aucune entreprise n'a été construite. Le PND n'a jamais autan équipé financièrement que ces fêtes alors c'est l'instance du développement national. Les quelques projets n'ont pas atteint
Le mesures drastiques que va imposer le FMI vont encore mettre à mal une population engloutie et consommée par la misère.

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