Congo  : le nouveau gouvernement parviendra-t-il à juguler la récession ?

 |   |  494  mots
Sur proposition de son premier ministre Clément Mouamba (à droite), le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso a procédé ce mardi à la nomination d'un nouveau gouvernement.
Sur proposition de son premier ministre Clément Mouamba (à droite), le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso a procédé ce mardi à la nomination d'un nouveau gouvernement. (Crédits : Reuters)
Le président congolais Denis Sassou Nguesso vient de remanier son gouvernement. Avec quelques nouveaux visages, la nouvelle équipe aura pour tâche de sortir le pays de sa crise économique. Dernièrement, à l'occasion de la commémoration de l'anniversaire de l'indépendance du Congo, le président avait admis que son pays était entré en récession.

Sur proposition de son premier ministre Clément Mouamba, le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso a procédé ce mardi à la nomination d'un nouveau gouvernement. D'après la présidence de la République, il s'agit d'une nouvelle équipe dont la mission principale est d'affronter avec efficacité la crise économique dans laquelle le Congo est plongé depuis trois ans à cause de la chute des prix du baril du pétrole. Elle devra procéder aux diverses réformes exigées par les bailleurs de fonds au vu de la situation économique et financière du pays. Clément Mouamba et ses nouveaux collaborateurs sont attendus donc pour relancer l'économie du pays en accélérant la sortie de crise.

S'il affiche certaines similitudes, le nouveau gouvernement n'est pas tout à fait comme l'ancien. 35 membres pour la nouvelle équipe contre 38 pour l'ancienne. On y voit un vice-premier ministre, trois ministres d'Etats et 31 ministres. Quatre nouveaux visages font leur entrée alors qu'on constate quelques changements de portefeuilles et quelques maintiens.

Lire aussi : Congo : dettes cachées, mais pas de défaut de paiement, conteste l'Exécutif

Le directeur de cabinet du président de la République, Firmin Ayessa a été promu vice-premier ministre, chargé de la fonction publique, de la réforme de l'Etat, du travail et de la sécurité sociale alors que le maire de la ville de Brazzaville, Hugues Ngouélondélé, devra désormais s'occuper du ministère des sports et de l'éducation physique. Le ministre des transports, de la marine marchande et de l'aviation civile, Gilbert Mokoki qui se fait remplacer par le préfet du Kouilou, Fidèle Dimou, va prendre le département en charge des zones économiques spéciales. Au même moment, l'ancien commissaire général du festival panafricain de musique (FESPAM), Dieudonné Moyongo fait son entrée au gouvernement comme ministre de la culture et des arts.

Un timing parfait de Sassou Nguesso

La formation du nouveau gouvernement et la mission qui lui est confiée constituent une réaction plutôt attendue du président Denis Sassou Nguesso à la crise. C'est seulement le 15 août 2017 dernier que le chef de l'Etat a reconnu officiellement que son pays était entré en récession. S'adressant à ses compatriotes à l'occasion de la célébration du 57 anniversaire de l'indépendance de son pays, il a non seulement déclaré que la crise était devenue générale, mais il a aussi lancé un appel à ne pas la dissimuler.

Cependant, pour le chef de l'Etat congolais, il était très important de garder l'espoir pour un relèvement rapide. « Il n'y a ni faillite, ni banqueroute. La crise sera surmontée », avait dit Denis Sassou Nguesso. Mais avec une dette publique représentant réellement les 117% du PIB (suite à la révélation de dettes cachées) selon le Fonds monétaire international, le gouvernement actuel aura fort à faire pour le redressement du pays.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :